Tout a commencĂ© par un silence trop lourd, une absence trop longue. Les tĂ©lĂ©phones sonnaient dans le vide, les cĆurs sâalourdissaient dâinquiĂ©tude. Un ami du pĂšre, poussĂ© par une intuition douloureuse, a franchi la porte close. Ă lâintĂ©rieur, une scĂšne irrĂ©elle : les trois corps inanimĂ©s, figĂ©s dans un sommeil sans rĂ©veil. Le gaz, assassin sans bruit, avait dĂ©jĂ accompli son Ćuvre.
Les secours accourus nâont pu que constater lâirrĂ©parable. Le pĂšre et sa fille avaient dĂ©jĂ quittĂ© ce monde, laissant derriĂšre eux un vide immense. Lâamie, respirant encore faiblement, a Ă©tĂ© transportĂ©e dâurgence vers lâhĂŽpital provincial de Sidi Bennour, puis transfĂ©rĂ©e au centre hospitalier dâEl Jadida. Mais la mort, implacable, a fini par lâemporter Ă son tour, refermant la derniĂšre page de cette tragĂ©die domestique.
Les enquĂȘteurs de la Gendarmerie royale ont confirmĂ© lâorigine du drame : une fuite de gaz butane, probablement survenue durant la nuit, a envahi la maison sans que nul ne sâen aperçoive. Le danger, invisible et silencieux, a pris la place de lâair, Ă©touffant les respirations et Ă©teignant trois destins.
Ă El Aounat, le chagrin se lit sur tous les visages. Le dĂ©funt pĂšre, commerçant estimĂ©, incarnait la bontĂ© et la sĂ©rĂ©nitĂ©. Sa fille, pleine de promesses, rĂȘvait dâun avenir lumineux. Leurs voisins, encore sous le choc, Ă©voquent une famille sans histoires, unie et respectĂ©e. Le drame a glacĂ© les cĆurs, rappelant Ă chacun que parfois, la mort sâinvite sans fracas, portĂ©e par un souffle quâon ne voit pas.
Dans la douceur trompeuse des nuits dâautomne, la flamme domestique sâest changĂ©e en piĂšge mortel. Et El Aounat, petite bourgade dĂ©sormais en deuil, retient son souffle â comme pour Ă©couter, une derniĂšre fois, les Ă©chos du silence laissĂ© par trois vies envolĂ©es.
Mohamed LOKHNATI
Les secours accourus nâont pu que constater lâirrĂ©parable. Le pĂšre et sa fille avaient dĂ©jĂ quittĂ© ce monde, laissant derriĂšre eux un vide immense. Lâamie, respirant encore faiblement, a Ă©tĂ© transportĂ©e dâurgence vers lâhĂŽpital provincial de Sidi Bennour, puis transfĂ©rĂ©e au centre hospitalier dâEl Jadida. Mais la mort, implacable, a fini par lâemporter Ă son tour, refermant la derniĂšre page de cette tragĂ©die domestique.
Les enquĂȘteurs de la Gendarmerie royale ont confirmĂ© lâorigine du drame : une fuite de gaz butane, probablement survenue durant la nuit, a envahi la maison sans que nul ne sâen aperçoive. Le danger, invisible et silencieux, a pris la place de lâair, Ă©touffant les respirations et Ă©teignant trois destins.
Ă El Aounat, le chagrin se lit sur tous les visages. Le dĂ©funt pĂšre, commerçant estimĂ©, incarnait la bontĂ© et la sĂ©rĂ©nitĂ©. Sa fille, pleine de promesses, rĂȘvait dâun avenir lumineux. Leurs voisins, encore sous le choc, Ă©voquent une famille sans histoires, unie et respectĂ©e. Le drame a glacĂ© les cĆurs, rappelant Ă chacun que parfois, la mort sâinvite sans fracas, portĂ©e par un souffle quâon ne voit pas.
Dans la douceur trompeuse des nuits dâautomne, la flamme domestique sâest changĂ©e en piĂšge mortel. Et El Aounat, petite bourgade dĂ©sormais en deuil, retient son souffle â comme pour Ă©couter, une derniĂšre fois, les Ă©chos du silence laissĂ© par trois vies envolĂ©es.
Mohamed LOKHNATI
