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LaĂąyoune, die grĂ¶ĂŸte Stadt der Region LaĂąyoune-Sakia El Hamra, ist ein faszinierendes Ziel im SĂŒden Marokkos. Bekannt als...

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Nachrichten 21 Feb 2025 5 Min. Lesezeit

EurodĂ©putĂ©s refoulĂ©s Ă  LaĂąyoune : l’extrĂȘme gauche europĂ©enne ou l'ingĂ©rence dĂ©guisĂ©e !

EurodĂ©putĂ©s refoulĂ©s Ă  LaĂąyoune : l’extrĂȘme gauche europĂ©enne ou l'ingĂ©rence dĂ©guisĂ©e !
Le dĂ©placement des eurodĂ©putĂ©s Ă  LaĂąyoune est le reflet de la stratĂ©gie de l’ingĂ©rence permanente de l’extrĂȘme gauche europĂ©enne qui en fait un outil de pression contre le Maroc. Le but est le coup d’éclat mĂ©diatique et la quĂȘte du buzz. Explications.
EurodĂ©putĂ©s refoulĂ©s Ă  LaĂąyoune : l’extrĂȘme gauche europĂ©enne ou l'ingĂ©rence dĂ©guisĂ©e !

De quel droit et au nom de quel principe viennent-ils au Maroc sans mandat ni autorisation ? Une question que se posent les internautes marocains sur les rĂ©seaux sociaux en rĂ©action Ă  la visite forcĂ©e d'un quarteron d’eurodĂ©putĂ©s d’extrĂȘme-gauche Ă  LaĂąyoune. AccompagnĂ©s de quelques collaborateurs, le finlandais Jussi Saramo (Alliance de gauche), la portugaise Catarina Martins et l’espagnole Isabel Serra (Podemos) ont dĂ©cidĂ© du haut de leur grandeur de venir Ă  LaĂąyoune participer Ă  un meeting organisĂ© par une poignĂ©e de sĂ©paratistes. Sans autorisation et sans ĂȘtre mandatĂ© par qui que ce soit, ce triumvirat parlementaire autoproclamĂ© a Ă©tĂ© finalement refoulĂ©. À peine arrivĂ©s Ă  l’aĂ©roport de LaĂąyoune, les autoritĂ©s marocaines ont empĂȘchĂ© les eurodĂ©putĂ©s de fouler le sol du Royaume.  

L’avion a atterri, jeudi aprĂšs-midi vers 16h. Les trois “camarades” ont Ă©tĂ© empĂȘchĂ©s de descendre. Ils ont aussitĂŽt rebroussĂ© chemin vers Las Palmas aux Iles Canaries. 

Sans justification claire des motifs rĂ©els de leur voyage, ils ont prĂ©tendu  venir s’assurer du respect de l’arrĂȘt de la Cour de justice de l’Union europĂ©enne (CJUE) annulant les accords sur l’agriculture et la pĂȘche entre l’UE et le Maroc dans le cadre d’un dĂ©placement organisĂ© avec le Polisario. Ils font mine d’oublier que le front sĂ©paratiste se trouve Ă  400 kilomĂštres de LaĂąyoune dans un camp de sĂ©questration en AlgĂ©rie.  

En avançant un tel argument, ils s’autoproclament police du droit europĂ©en en outrepassant leur mandat parlementaire. Une sorte d’ingĂ©rence assumĂ©e de la part d’une mouvance politique connue pour son obsession maladive du Maroc, rappelle Mohamed Badine El Yattioui, Professeur d'Etudes StratĂ©giques au CollĂšge de DĂ©fense (NDC) des Emirats Arabes Unis Ă  Abou Dhabi, qui explique que derriĂšre cette gesticulation se cache une volontĂ© de crĂ©er un scandale politique et un buzz mĂ©diatique pour ternir l’image du Maroc Ă  l’international. 

“Ils savaient trĂšs bien qu’ils allaient ĂȘtre empĂȘchĂ©s d’entrer illĂ©galement dans le territoire d’un pays souverain, mais ils cherchaient Ă  tout prix un coup d’éclat mĂ©diatique” , poursuit notre interlocuteur. 

Preuve en est que Podemos, le parti d'Isabel Serra, a profitĂ© de cette sĂ©quence et de la scĂšne de son expulsion pour crier au scandale et soulever une croisade mĂ©diatique. Un procĂ©dĂ© classique de l’extrĂȘme gauche qui se sert de la provocation comme arme politique. Isabel Serra a aussitĂŽt appelĂ© le gouvernement espagnol Ă  revoir sa position sur le Sahara, quitte Ă  se mettre dans une posture contradictoire puisque l’extrĂȘme gauche espagnole, Ă  travers SUMAR, fait partie du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez qui, rappelons-le, a lui-mĂȘme soutenu le plan d’autonomie.

“N’oublions pas que Pedro Sanchez a contraint ses alliĂ©s au gouvernement, notamment ceux d'extrĂȘme gauche, Ă  accepter son soutien Maroc et, pourtant, ils n’ont pas quittĂ© sa coalition, ce qui montre l’étendue de leur contradiction et leur sournoiserie car ils sont prĂȘts Ă  abandonner leurs convictions pour des portefeuilles ministĂ©riels”, fait remarquer M. El Yattioui. 

Au-delĂ  des prĂ©tentions politiques, le dĂ©placement des eurodĂ©putĂ©s Ă  LaĂąyoune contrevient aux rĂšgles et aux usages. “Un eurodĂ©putĂ© qui se dĂ©place dans un pays en tant que tel doit obtenir au prĂ©alable une invitation qui Ă©mane souvent, selon les coutumes,  des autoritĂ©s lĂ©gislatives du pays hĂŽte en coordination avec la autoritĂ©s diplomatiques”, explique l’expert, ajoutant : “ils se sont cachĂ©s derriĂšre leur immunitĂ© parlementaire mais ce couvert ne s’applique pas au-delĂ  de l’Union europĂ©enne”.  

En fait, l'extrĂȘme gauche usent de tous les moyens possible pour s'en prendre aux intĂ©rĂȘts du Maroc que ce soit pas des campagnes de communication ou des actions lĂ©gislatives. 

Ces partis  sont connus pour leur hostilitĂ© historique au Maroc et ce, depuis l'Ă©poque de la guerre froide. Cette attitude agressive tient des vestiges du communisme. Mohamed Badine El Yattioui trouve qu’une partie de l’extrĂȘme gauche garde encore les vieux reflexes de la guerre froide avec une sympathie manifeste pour les rĂ©gimes socialistes autoritaires, d’oĂč leur bienveillance pour des rĂ©gimes comme l’AlgĂ©rie, le VĂ©nĂ©zuĂ©la et Cuba envers lesquels ils sont d'une extrĂȘme bienveillance
 En tĂ©moigne l'opposition d'une partie du groupe "The Left", dont 29 eurodĂ©putĂ©s, y compris les français de LFI, Ă  la rĂ©solution du Parlement europĂ©en condamnant l'arrestation arbitraire de Boualem Sansal en AlgĂ©rie. 

“Leur hostilitĂ© au Maroc tient de leur aversion dogmatique aux rĂ©gimes monarchiques et au fait que le Royaume soit un alliĂ© historique de l’occident”, observe M. Yattioui. 

Du coup, conclut notre interlocuteur, “l’extrĂȘme gauche se sert du droit international dont elle fait une lecture opportuniste pour s’attaquer au Maroc sur l’affaire du Sahara”. “Loin d’ĂȘtre un engagement sincĂšre, c’est un combat politique et idĂ©ologique", insiste Mohamed El Yattioui.  

Maintenant, si l’extrĂȘme gauche europĂ©enne intensifie les provocations, c’est parce que le Maroc est largement soutenu en Europe dont la majeure partie des Etats soutient le plan d’autonomie pour le Sahara. "Cela les irrite manifestement", pense l'expert. 

Le Parlement europĂ©en reste le levier le plus sĂ»r pour l’extrĂȘme gauche pour agir indĂ©pendamment des positions de leurs pays dont la majeure partie soutient le Maroc. “Heureusement,  l’hĂ©micycle europĂ©en n’a qu’un poids marginal dans la politique Ă©trangĂšre”, conclut-il. 

Dieser Artikel wird als Auszug wiedergegeben. Die vollstĂ€ndige Fassung veröffentlicht das ursprĂŒngliche Medium.

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