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Über die Essaouira

Essaouira, die „gut Gezeichnete“, ist eine bezaubernde Hafenstadt an der marokkanischen AtlantikkĂŒste. Mit ihrer...

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Nachrichten 07 Nov 2025 3 Min. Lesezeit

L’humeur : Quand il fait nuit, Essaouira luit

L’humeur : Quand il fait nuit, Essaouira luit
L’humeur : Quand il fait nuit, Essaouira luit
Dans cette ville, le soir a des habitudes ancrĂ©es dans la mĂ©moire. Et lorsque ce sont les Andalousies atlantiques qui jettent leur dĂ©volu sur les diffĂ©rents espaces de cette citadelle de la ferveur, habituĂ©s Ă  des rythmes cadencĂ©s Ă  loisir, c’est l’emballement qui prend ses quartiers.

Le cas en cette soirĂ©e d’ouverture donnĂ©e par l’orchestre andalou dirigĂ© par maĂźtre Mohamed Laroussi. Trois femmes et un gentilhomme se mĂȘlent Ă  la fĂȘte, investissant des planches accueillantes, dĂ©versant des mĂ©lodies qui prennent par la grĂące d’un art inscrit dans les Ă©popĂ©es d’un passĂ© impossible Ă  dĂ©loger.

Un art distillĂ© en Andalousie avant de partir Ă  l’assaut de la planĂšte oĂč chaque contrĂ©e fait ses courses. Dalila Meksoud, flanquĂ©e de sa mandoline, Hanae Touk, Souhaila Sahraoui et Hicham Dinar, un quartet de sĂ©duction et de charisme.

Le lendemain, 31 octobre, aprĂšs le premier volet du forum, c’est la mythique Dar Souiri qui prend le relais en « mettant aux prises » un juif et un musulman, tous deux Marocains. D’un cĂŽtĂ©, le rabbin Marc Marciano, originaire de FĂšs, et de l’autre, le chanteur ouazzani Faysel Benhaddou.

Des allers-retours en hĂ©breu et en arabe soulignent avec chaleur et Ă©motion la fraternitĂ© pouvant unir des artistes plongĂ©s dans des rĂȘveries contagieuses. Suit un concert oĂč se mĂ©langent des artistes venus d’Europe de l’Est, de la Sicile et du Maroc (Mohamed Ayoub et Ali Damoun).

Quelques pas plus loin, Bayt Dakira reçoit les voix de Hanae Touk (Ouezzane) et du violoniste Anas Benhachem (Chefchaouen). Vient le soir qui nous sort, le temps d’une cĂ©lĂ©bration, des Andalousies, pour nous submerger de bonheur suite Ă  l’annonce onusienne en faveur de la proposition du plan d’autonomie marocain pour le Sahara.

Direction Place Moulay El Hassan, oĂč Souiris et visiteurs, juifs et musulmans, font du bruit autour du conseiller royal AndrĂ© Azoulay. On gagne ensuite le chapiteau de la grande scĂšne, la salle Al Massira (dĂ©cidĂ©ment !) oĂč nous attend le chanteur originaire d’Essaouira Maxime Karoutchi.

AprĂšs un prĂ©lude Ă  l’endroit du Sahara marocain, l’artiste enchaĂźne les hommages aux voix juives du Maghreb : Zohra El Fassia, Salim Halali, Reinette l’Oranaise, Cheikh Mwijo, Lili Boniche, Samy El Maghribi, Albert Souissa


Le samedi, sur la mĂȘme scĂšne, le ballet Flamenco de Andalucia, sous la direction de Patricia Guerrero, choisit l’évasion avec un spectacle poĂ©tique entre tradition et modernitĂ©.

Pour clore cette 20e Ă©dition des Andalousies atlantiques, l’incontournable Raymonde El Bidaouia et ses reprises des classiques de la chanson marocaine dite moderne.

Essaouira sait dĂ©finitivement faire la fĂȘte.

Dieser Artikel wird als Auszug wiedergegeben. Die vollstĂ€ndige Fassung veröffentlicht das ursprĂŒngliche Medium.

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