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Essaouira (auf Arabisch: Ű§Ù„Ű”ÙˆÙŠŰ±Ű©, Transkription: Al-Suwayra, „die gut Gezeichnete“) ist eine Hafenstadt in Marokko an...

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Nachrichten 09 May 2013 3 Min. Lesezeit

Branle-bas de combat à Essaouira contre la cession des biens municipaux à des prix dérisoires

Branle-bas de combat à Essaouira contre la cession des biens municipaux à des prix dérisoires

Une session extraordinaire Ă©tait prĂ©vue hier afin de dĂ©battre de l’annulation des dĂ©cisions de cession de biens municipaux Ă  des prix dĂ©risoires, voire symboliques, Ă  savoir 600 DH le m2 au profit de cinq personnes physiques.

Une dĂ©cision prise dans le cadre de la session d’octobre 2009 et mise Ă  nu par «Libé» Ă  maintes reprises. Mais l’opinion publique a pris conscience de cette dĂ©perdition bien aprĂšs l’entame de la procĂ©dure d’acquisition par l’un des cinq bĂ©nĂ©ficiaires d’un lot de 900 m2 situĂ© au quartier Tilal.

Partis politiques, syndicats et associations ont fortement rĂ©agi Ă  la signature du contrat de cession par Mohammad El Ferra au profit dudit bĂ©nĂ©ficiaire qui a tout fait pour faire enregistrer ce contrat auprĂšs des services de la conservation fonciĂšre. Les instances politiques, syndicales et associatives signataires d’un communiquĂ© commun avaient demandĂ© l’intervention de la juridiction financiĂšre puisqu’il s’agit d’une affaire de dĂ©perdition de deniers publics et de mauvaise gestion portant atteinte aux intĂ©rĂȘts des citoyens. Le gouverneur de la province d’Essaouira avait finalement donnĂ© raison aux protestataires en saisissant El Ferra via une lettre lui demandant l’annulation du contrat de cession n° 2/2012 du 12 mars 2012.

«Comme il ne s’agissait que d’un seul cas, il fallait traiter l’affaire dans sa globalitĂ© en annulant l’ensemble des dĂ©cisions de cession qui sont Ă  la base de ce scandale. Cette affaire reflĂšte clairement les irrĂ©gularitĂ©s relatives Ă  la gestion de la municipalitĂ© d’Essaouira, car la derniĂšre opĂ©ration de cession rĂ©alisĂ©e en 2002 avait Ă©valuĂ© le mĂštre carrĂ© Ă  plus de 1000 dirhams ! Sur quelle base a Ă©tĂ© fixĂ© le prix de 600 dirhams sachant que le prix du marchĂ© Ă©value le prix du mĂštre dans les zones en question entre 6.000 et 10.000 dirhams?», s’interroge un Ă©dile municipal.

Comme l’ex-gouverneur n’avait pas exprimĂ© clairement le rejet des dĂ©cisions de cette cession, une position interprĂ©tĂ©e juridiquement comme une approbation implicite aprĂšs 30 jours de l’envoi du P.V de la session du conseil communal, les composantes de la sphĂšre politique et civile Ă©voquent la responsabilitĂ© de l’autoritĂ© locale dans cette affaire. Car, les bĂ©nĂ©ficiaires, mĂȘme en cas d’annulation des dĂ©cisions de cession, peuvent toujours recourir Ă  la juridiction administrative pour faire valoir leurs droits et demander mĂȘme rĂ©paration. Un scĂ©nario considĂ©rĂ© comme inĂ©vitable par des observateurs estimant que le mal est dĂ©jĂ  fait malgrĂ© toutes les mesures prises Ă  ce sujet. Partis politiques, syndicats et associations sont allĂ©s jusqu’à demander la rĂ©vocation de Mohammed El Ferra qui, d’aprĂšs un communiquĂ© signĂ© conjointement par 20 entitĂ©s, continue Ă  gĂ©rer la municipalitĂ© d’Essaouira malgrĂ© sa condamnation Ă  cinq ans de prison ferme dans le cadre de l’affaire de la MGPAP. Les signataires ont exhortĂ© Abdelilah Benkirane Ă  respecter ses promesses relatives Ă  la lutte contre la dĂ©pravation, tout en rĂ©clamant au ministre de la Justice et des LibertĂ©s de clarifier les dessous de cette affaire qualifiĂ©e d’insoutenable.

Une conseillĂšre municipale avait adressĂ© par ailleurs une lettre au procureur gĂ©nĂ©ral du Roi prĂšs la Cour d’appel de Safi lui demandant d’engager des poursuites judiciaires contre l’ensemble des parties impliquĂ©es dans cette affaire.

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