Land / Region

3 StĂ€dte ‱ 23 lĂ€ndliche Gemeinden

Über die Provinz El Jadida

El Jadida (auf Arabisch: Ű§Ù„ŰŹŰŻÙŠŰŻŰ©) ist eine Provinz in der marokkanischen Region Grand Casablanca-Settat (auf Arabisch: Ű§Ù„ŰŻŰ§Ű± Ű§Ù„ŰšÙŠŰ¶Ű§ŰĄ Ű§Ù„ÙƒŰšŰ±Ù‰ - ۳۷ۧŰȘ).

Aktuelles aus El Jadida

Verfolgen Sie die neuesten Nachrichten, Projekte und offiziellen Mitteilungen Ihrer Provinz.

Nachrichten 10 Dec 2024 6 Min. Lesezeit

L’accident du Lancater WU 26 Ă  KhĂ©mis Mtouh

L’accident du Lancater WU 26 Ă  KhĂ©mis Mtouh

L’accident du Lancater WU 26 Ă  KhĂ©mis Mtouh


Le 17 aoĂ»t 1960, Ă  l’issue d’une mission en mĂ©tropole et revenant vers Agadir, un Avro Lancaster, avion de patrouille maritime quadrimoteur, de l’escadrille 55.S, n° WU26 55.S,-4, transportant douze passagers en plus de son Ă©quipage habituel, signale par radio au camp CazĂšs Ă  Casablanca, un incendie au moteur n°3 et une tentative d’atterrissage forcĂ©. Le Lancaster venait alors de survoler Had ouled Frej (45 km au sud d’El Jadida), quand le commandant de bord annonce une tentative d’atterrissage forcĂ©, mais c’était trop tard. Le longeron principal de la voilure est rongĂ© par le feu et l’aile droite se replie. DĂ©semparĂ© le Lancaster s’écrase au sol prĂšs du village de KhĂ©mis Mtouh, dans la province d’El Jadida. Tous les occupants, au nombre de 18, sont tuĂ©s sur le coup.

Une triple cause donc : un incendie moteur en vol et la dĂ©tĂ©rioration du longeron principal qui a conduit Ă  une rupture complĂšte de l’aile droite. Sachant, qu’en cette annĂ©e 1960, le Lancaster Ă©tait dĂ©jĂ  devenu un appareil en voie d’extinction, dĂ©sormais peu utilisĂ© dans le monde, sauf en cette version « maritime Â» livrĂ©e Ă  la France.

Pour mĂ©moire, le moteur n° 3, dans le jargon des aviateurs, est le moteur « intĂ©rieur droit Â» sur un quadrimoteur. Par principe, les techniciens et les pilotes numĂ©rotent les moteurs de 1 Ă  4 en partant de la gauche de l’aĂ©ronef.

Le fascicule historique publiĂ© par la 55.S dit qu'il s'agissait d'un retour de vol de navigation au profit d'Ă©lĂšves, mais il ramenait aussi douze passagers au Maroc dans une fonction d’avion de transport. L'appareil venait du Bourget prĂšs de Paris.
Survenant six mois aprĂšs la catastrophe du sĂ©isme du 29 fĂ©vrier 1960, ce tragique accident allait ĂȘtre trĂšs durement ressenti par les marins de la base aĂ©ronavale d’Agadir.

L’équipage Ă©tait composĂ© du maĂźtre principal mĂ©canicien de bord BrĂ©livet, du second maĂźtre de 2e classe radio volant Durand, de l’enseigne de vaisseau de 2e classe de rĂ©serve pilote JĂ©gou, des officiers des Ă©quipages de 3e classe pilotes Jourdan et Le Hiress, chef de bord, du maĂźtre mĂ©canicien volant Martin et du premier maĂźtre radio volant Mousset.

Les causes rĂ©elles de cet accident posent question, car il n’était pas prĂ©visible. C'est le seul accident ayant pour cause un incendie de moteur Ă  avoir Ă©tĂ© relevĂ© tout au long de la carriĂšre des Lancaster (WU pour « Western Union Â») dans l’aĂ©ronautique navale. Les quatre moteurs Rolls-Royce Merlin du Lancaster Ă©taient rĂ©putĂ©s fiables. Le mystĂšre donc demeure.

Les passagers dĂ©cĂ©dĂ©s dans cet accident Ă©taient le quartier-maĂźtre de 2e classe armurier Claude BarbĂ©, le premier maĂźtre pilote Maurice Cantat, les seconds maĂźtres de 2e classe mĂ©canicien d’aĂ©ro Jacques Herbette, Gilbert Le Rouzic, et Jean Marc, l’agent de la poste aux armĂ©es Armand PezĂ©, le quartier-maĂźtre Ă©lectricien Christian Phipps, le second maĂźtre de 2e classe mĂ©canicien d’aĂ©ronefs Joseph Provost, le premier maĂźtre mĂ©canicien d’aĂ©ro Lucien Romani, l’ingĂ©nieur mĂ©canicien de 1re classe volant Jacques Rouls, le sergent major Louis Soulier, de l’armĂ©e de Terre et le matelot maĂźtre d’hĂŽtel Pierre Vicariot.

Le Lancaster Ă©tait bien un bombardier Ă  l’origine, durant la Seconde Guerre mondiale, les exemplaires livrĂ©s Ă  la France au dĂ©but des annĂ©es cinquante avaient Ă©tĂ© transformĂ©s en avions de patrouille maritime. Cette livraison avait Ă©tĂ© faite Ă  la France dans le cadre de l’Union Occidentale (alliance de la France, du Royaume-Uni et des pays du Benelux, qui a prĂ©cĂ©dĂ© de peu, vers 1947, la future OTAN). D’oĂč la renumĂ©rotation en « WU Â» pour Western Union, WU 26 Ă©tant le 26Ăšme Lancaster livrĂ© dans ce programme, sur un total de 53.

L’accident de ce Lancaster figure dans l’ouvrage MĂ©morial de l’AĂ©ronautique navale (1910-1920) qui recueille tous des accidents mortels et Ă©numĂšre les morts en service aĂ©rien commandĂ© (MSAC) dans l’aĂ©ronautique navale. Le livre a Ă©tĂ© Ă©ditĂ© par l’ARDHAN (Association pour la recherche de documentation sur l’histoire de l’aĂ©ronautique navale).

Par dĂ©cision du 27 avril 1961, l'officier des Ă©quipages Joseph Le Hiress, commandant d'aĂ©ronef et pilote de l'avion Lancaster a reçu la citation suivante Ă  l'ordre de la Marine nationale : « EngagĂ© Ă  18 ans dans l'aĂ©ronautique navale, passionnĂ© de vol, a servi avec toute sa foi et toute son ardeur en France, en Afrique du Nord et en Indochine... Le 18 aoĂ»t 1960, un incendie s'Ă©tant dĂ©clarĂ© Ă  son bord, en vol de nuit au-dessus du Maroc, a manƓuvrĂ© son Lancaster jusqu'au bout, avec le plus grand des calmes, pour tenter de sauver son Ă©quipage et ses passagers. A trouvĂ© la mort dans l'explosion de son appareil. Totalisait 4050 heures de vol dont 260 de nuit».

D’autres appareils de ce type ont subi un accident au Maroc : Ă  KĂ©nitra (Port Lyautey) en janvier 1952, Ă  Agadir, un accident survenu le 21 janvier 1953, et un autre incident Ă  l'atterrissage le 29 juin 1960. Dans tous ces cas, les appareils ont Ă©tĂ© retirĂ©s du service.

S’agissant du compte rendu officiel de l’accident, il y a en principe des dispositions lĂ©gales qui stipulent que les dĂ©tails d’un accident, les informations mĂ©dicales sur les blessĂ©s et les pertes humaines ne soient pas communiquĂ©s au grand public, le but Ă©tant le plus souvent de respecter les familles des victimes. Mais l’extrait du « MĂ©morial de l’AĂ©ronautique navale Â» dĂ» Ă  Lucien Morareau qui, lui, a consultĂ© ces archives avec une autorisation spĂ©ciale devrait suffire. Son travail rend compte de la tragĂ©die sous une forme journalistique qui n’enfreint pas les restrictions de publication.




L’accident du Lancater WU 26 Ă  KhĂ©mis Mtouh


Enfin, si des photos ont Ă©tĂ© prises sur place (ce qui est toujours le cas pour une commission d’enquĂȘte), elles sont en principe exclues de toute communication au grand public, notamment pour les raisons morales dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©es.

Remerciements Ă  l’ARDHAN Ă  Paris, « Association pour la recherche de documentation sur l’histoire de l’aĂ©ronautique navale Â» dont les membres Robert Feuilloy, Lucien Morareau et Jean-Pierre Dubois ont pu apporter des prĂ©cisions Ă  cet article.

Par Mustapha Jmahri
Auteur-Ă©diteur des cahiers d’El Jadida


Dieser Artikel wird als Auszug wiedergegeben. Die vollstĂ€ndige Fassung veröffentlicht das ursprĂŒngliche Medium.

Weiterlesen auf libe.ma — Horizons
Anhören
GrĂ¶ĂŸe:
Partner: Need to get around? Don't miss out on the best car rental deals with our partner Booking.com.