La sĂ©ance de la Commission des secteurs sociaux tenue mercredi 1er octobre Ă la Chambre des reprĂ©sentants a rĂ©vĂ©lĂ© toute la gravitĂ© de la situation sanitaire au Maroc. Face au ministre de la SantĂ© et de la Protection sociale, le dĂ©putĂ© ittihadi El Hassan Lachguar, membre du Groupe socialiste-Opposition ittihadie, a livrĂ© une intervention marquĂ©e par la luciditĂ©, la fermetĂ© et une profonde prĂ©occupation pour lâavenir de la santĂ© publique dans notre pays.
Le dĂ©putĂ© a mis en lumiĂšre les failles persistantes de lâoffre de soins, soulignant des dĂ©sĂ©quilibres profonds en matiĂšre dâĂ©quipements, de ressources humaines et dâorganisation. Pour illustrer son propos, il a pris lâexemple criant de Rabat, capitale politique du pays, oĂč la fermeture de lâhĂŽpital Ibn Sina a fait basculer une partie du systĂšme hospitalier dans la saturation, provoquant une pression insoutenable sur lâhĂŽpital Moulay Youssef. Cette situation, a-t-il dĂ©plorĂ©, se dĂ©roule en lâabsence dâun plan de transition clair, capable dâassurer la continuitĂ© du service public hospitalier et de prĂ©server la confiance des citoyens.
Au cĆur de son intervention, Lachguar nâa pas hĂ©sitĂ© Ă critiquer frontalement la prĂ©sentation du ministre de la SantĂ©. Selon lui, celle-ci nâa apportĂ© ni rĂ©ponses solides ni mesures urgentes Ă mĂȘme de calmer les protestations sociales grandissantes autour de la rĂ©forme du secteur. Il a reprochĂ© Ă lâexĂ©cutif de sâĂȘtre enfermĂ© dans une logique de rupture, au lieu dâassurer une continuitĂ© des politiques publiques, et de nĂ©gliger ainsi la construction progressive et cumulative des rĂ©formes qui, seules, garantissent leur succĂšs.
Pour le parlementaire socialiste, la clĂ© rĂ©side dans la valorisation des ressources humaines. Le personnel mĂ©dical et paramĂ©dical doit ĂȘtre au centre du chantier de la rĂ©forme, pleinement associĂ© Ă toutes ses Ă©tapes, avec une amĂ©lioration rĂ©elle de son parcours professionnel et une reconnaissance de son rĂŽle dĂ©cisif. Car sans des mĂ©decins et des infirmiers motivĂ©s, qualifiĂ©s et respectĂ©s, les plus belles infrastructures resteront des coquilles vides incapables de rĂ©pondre aux besoins vitaux de la population.
El Hassan Lachguar a enfin conclu son intervention sur une note dâengagement et dâespĂ©rance, rappelant que les Marocains, dans leur ensemble, adhĂšrent sans rĂ©serve au chantier stratĂ©gique lancĂ© par Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI en matiĂšre de protection sociale et de gĂ©nĂ©ralisation de la couverture mĂ©dicale. Il a appelĂ© Ă une mobilisation collective, de lâensemble des acteurs politiques, institutionnels et professionnels, afin dâassurer le succĂšs de cette transformation historique. Car au-delĂ des clivages partisans, câest la dignitĂ© du citoyen et la crĂ©dibilitĂ© de lâEtat qui sont en jeu.
Ainsi sâest exprimĂ©e, avec force et conviction, la voix dâun dĂ©putĂ© profondĂ©ment ancrĂ© dans les valeurs de lâUnion socialiste des forces populaires, dĂ©terminĂ© Ă dĂ©fendre la santĂ© publique comme un droit fondamental, non comme une promesse reportĂ©e Ă un avenir lointain. Lâintervention dâEl Hassan Lachguar, claire et percutante, restera comme un signal dâalerte et une exigence de responsabilitĂ©, dans un contexte oĂč la rĂ©forme de la santĂ© se confond avec lâavenir mĂȘme du modĂšle social marocain.
Mehdi Ouassat
El Hassan LachguarDĂšs lâentame de son discours, le parlementaire a dressĂ© un constat sans dĂ©tour : le systĂšme sanitaire traverse une phase de transition critique oĂč les rĂ©formes, bien quâambitieuses et nĂ©cessaires, ne produiront pas dâeffets tangibles avant 2029 ou 2030. Or, a-t-il martelĂ©, «le citoyen marocain ne peut attendre lâachĂšvement des infrastructures, ni la formation de nouvelles gĂ©nĂ©rations de mĂ©decins pour voir son droit fondamental Ă la santĂ© garanti». Par ces mots, El Hassan Lachguar a replacĂ© le dĂ©bat lĂ oĂč il doit ĂȘtre : sur le terrain des urgences sociales immĂ©diates, loin des promesses diffĂ©rĂ©es et des visions abstraites.
Les Marocains ressentent parfois une forme dâabandon, voire de chantage implicite, face aux carences du systĂšme sanitaire
Le dĂ©putĂ© a mis en lumiĂšre les failles persistantes de lâoffre de soins, soulignant des dĂ©sĂ©quilibres profonds en matiĂšre dâĂ©quipements, de ressources humaines et dâorganisation. Pour illustrer son propos, il a pris lâexemple criant de Rabat, capitale politique du pays, oĂč la fermeture de lâhĂŽpital Ibn Sina a fait basculer une partie du systĂšme hospitalier dans la saturation, provoquant une pression insoutenable sur lâhĂŽpital Moulay Youssef. Cette situation, a-t-il dĂ©plorĂ©, se dĂ©roule en lâabsence dâun plan de transition clair, capable dâassurer la continuitĂ© du service public hospitalier et de prĂ©server la confiance des citoyens.
Le gouvernement a choisi la rupture au lieu dâassurer laLa question de la capacitĂ© de lâEtat Ă faire fonctionner les nouveaux Ă©tablissements hospitaliers a Ă©tĂ© posĂ©e avec insistance. El Hassan Lachguar a interrogĂ© le ministre sur les moyens financiers allouĂ©s au futur CHU de Rabat et sur la disponibilitĂ© des effectifs mĂ©dicaux nĂ©cessaires pour le mettre en marche, sans que cela ne compromette le fonctionnement des autres structures. Le parlementaire a averti contre le sentiment croissant chez les Marocains dâĂȘtre livrĂ©s Ă une forme de «chantage implicite», oĂč lâaccĂšs Ă la santĂ© publique semble conditionnĂ© Ă des sacrifices insupportables. Pour lui, lâEtat ne peut se soustraire Ă son devoir de garantir la permanence et la qualitĂ© du service hospitalier public, qui constitue lâun des piliers du contrat social.
continuitĂ©, et cela freine lâĂ©lan de la rĂ©forme,
dixit El Hassan Lachguar
Au cĆur de son intervention, Lachguar nâa pas hĂ©sitĂ© Ă critiquer frontalement la prĂ©sentation du ministre de la SantĂ©. Selon lui, celle-ci nâa apportĂ© ni rĂ©ponses solides ni mesures urgentes Ă mĂȘme de calmer les protestations sociales grandissantes autour de la rĂ©forme du secteur. Il a reprochĂ© Ă lâexĂ©cutif de sâĂȘtre enfermĂ© dans une logique de rupture, au lieu dâassurer une continuitĂ© des politiques publiques, et de nĂ©gliger ainsi la construction progressive et cumulative des rĂ©formes qui, seules, garantissent leur succĂšs.
Pour le parlementaire socialiste, la clĂ© rĂ©side dans la valorisation des ressources humaines. Le personnel mĂ©dical et paramĂ©dical doit ĂȘtre au centre du chantier de la rĂ©forme, pleinement associĂ© Ă toutes ses Ă©tapes, avec une amĂ©lioration rĂ©elle de son parcours professionnel et une reconnaissance de son rĂŽle dĂ©cisif. Car sans des mĂ©decins et des infirmiers motivĂ©s, qualifiĂ©s et respectĂ©s, les plus belles infrastructures resteront des coquilles vides incapables de rĂ©pondre aux besoins vitaux de la population.
El Hassan Lachguar a enfin conclu son intervention sur une note dâengagement et dâespĂ©rance, rappelant que les Marocains, dans leur ensemble, adhĂšrent sans rĂ©serve au chantier stratĂ©gique lancĂ© par Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI en matiĂšre de protection sociale et de gĂ©nĂ©ralisation de la couverture mĂ©dicale. Il a appelĂ© Ă une mobilisation collective, de lâensemble des acteurs politiques, institutionnels et professionnels, afin dâassurer le succĂšs de cette transformation historique. Car au-delĂ des clivages partisans, câest la dignitĂ© du citoyen et la crĂ©dibilitĂ© de lâEtat qui sont en jeu.
Ainsi sâest exprimĂ©e, avec force et conviction, la voix dâun dĂ©putĂ© profondĂ©ment ancrĂ© dans les valeurs de lâUnion socialiste des forces populaires, dĂ©terminĂ© Ă dĂ©fendre la santĂ© publique comme un droit fondamental, non comme une promesse reportĂ©e Ă un avenir lointain. Lâintervention dâEl Hassan Lachguar, claire et percutante, restera comme un signal dâalerte et une exigence de responsabilitĂ©, dans un contexte oĂč la rĂ©forme de la santĂ© se confond avec lâavenir mĂȘme du modĂšle social marocain.
Mehdi Ouassat
