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Casablanca (auf Arabisch: Ű§Ù„ŰŻŰ§Ű± Ű§Ù„ŰšÙŠŰ¶Ű§ŰĄ) ist eine PrĂ€fektur in der marokkanischen Region Grand Casablanca-Settat (auf Arabisch: Ű§Ù„ŰŻŰ§Ű± Ű§Ù„ŰšÙŠŰ¶Ű§ŰĄ Ű§Ù„ÙƒŰšŰ±Ù‰ - ۳۷ۧŰȘ).

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Nachrichten 03 Oct 2025 7 Min. Lesezeit

Bourse de Casablanca : un programme inédit pour accompagner les entreprises industrielles vers la croissance

Bourse de Casablanca : un programme inédit pour accompagner les entreprises industrielles vers la croissance
La Bourse de Casablanca, en partenariat avec le MinistĂšre de l’Industrie et du Commerce, la ConfĂ©dĂ©ration GĂ©nĂ©rale des Entreprises du Maroc (CGEM) et l’AutoritĂ© Marocaine du MarchĂ© des Capitaux (AMMC), a lancĂ© officiellement un nouveau programme de formation et d’accompagnement dĂ©diĂ© aux entreprises industrielles Ă  fort potentiel.
Bourse de Casablanca : un programme inédit pour accompagner les entreprises industrielles vers la croissance

La cĂ©rĂ©monie de lancement a Ă©tĂ© marquĂ©e par la prĂ©sence de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, de Chakib Alj, prĂ©sident de la CGEM, de Brahim Benjelloun Touimi, prĂ©sident du Conseil d’Administration de la Bourse de Casablanca, de Tarik Senhaji, directeur gĂ©nĂ©ral de la Bourse de Casablanca, ainsi que de Nasser Nasser Seddiqi, directeur du pĂŽle MĂ©tiers de l’AMMC. Les dirigeants des entreprises industrielles sĂ©lectionnĂ©es pour participer Ă  ce programme Ă©taient Ă©galement prĂ©sents lors de cet Ă©vĂ©nement.

Le programme a pour ambition de former et d’accompagner les champions nationaux opĂ©rant dans des secteurs stratĂ©giques tels que l’agroalimentaire, la pharmacie, la chimie-parachimie et la mĂ©tallurgie. Au total, trente entreprises industrielles marocaines de premier ordre ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es, dont certaines affichent dĂ©jĂ  un chiffre d’affaires dĂ©passant les 500 millions de dirhams.

La formation se dĂ©ploiera autour de quatre modules complĂ©mentaires, Ă  savoir le mindset entrepreneurial et l’ouverture du capital, la stratĂ©gie, gouvernance et organisation, le panorama des solutions de financement ainsi que la construction et valorisation de l’Equity Story.
 

À l’issue du programme, les entreprises bĂ©nĂ©ficieront des connaissances, des outils et des bonnes pratiques nĂ©cessaires pour structurer leurs projets de financement via le marchĂ© des capitaux, notamment Ă  travers une introduction en Bourse.

Les partenaires Ă  l’origine de ce dispositif ont rĂ©affirmĂ© leur volontĂ© de soutenir la croissance des entreprises marocaines et de contribuer Ă  l’édification d’un tissu Ă©conomique compĂ©titif, solide et durable. Ils ont Ă©galement insistĂ© sur le rĂŽle central du marchĂ© des capitaux, et en particulier de la Bourse, dans le financement de l’économie nationale.

 

L’industrie au service de l’emploi

Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a livrĂ© un discours empreint de pragmatisme et de dĂ©termination. Il a soulignĂ© que l’industrie constitue un levier essentiel pour rĂ©pondre aux attentes de la jeunesse marocaine. « L’un des besoins essentiels de notre jeunesse est de pouvoir rĂȘver d’un avenir meilleur, de construire sa vie dans un cadre dĂ©cent. Nous avons la chance de former des jeunes d’un trĂšs haut niveau, capables de crĂ©er des emplois durables et intĂ©ressants. Mon seul objectif, c’est de pouvoir leur offrir de l’emploi », a affirmĂ© M. Mezzour.

Il a insistĂ© sur le rĂŽle direct et indirect de l’industrie comme moteur de croissance et de crĂ©ation d’emplois : « Nous devons croĂźtre plus vite, conquĂ©rir des marchĂ©s plus rapidement, car la crĂ©ation d’emplois ne peut attendre », a-t-il ajoutĂ©.

Le ministre a rappelĂ© que la croissance Ă©conomique du Maroc atteindra 5,5 % en 2025, contre 3,8 % en 2024, et ce malgrĂ© une campagne agricole moyenne. Ces chiffres, selon lui, traduisent une dynamique exceptionnelle d’investissement et d’industrialisation.

Il a exhortĂ© les chefs d’entreprises Ă  assumer une double responsabilitĂ© : d’une part, accĂ©lĂ©rer la crĂ©ation d’opportunitĂ©s pour les jeunes et, d’autre part, rĂ©ussir leurs premiĂšres expĂ©riences de financement et d’expansion, quitte Ă  les adapter pour les rendre plus efficaces.

Ryad Mezzour a Ă©galement mis l’accent sur la nĂ©cessitĂ© de dĂ©passer le marchĂ© national pour capter de nouvelles opportunitĂ©s : « Nous devons aller chercher la croissance et la richesse Ă  l’extĂ©rieur, Ă  travers l’export et de nouvelles opportunitĂ©s. C’est ainsi que nous pourrons rapatrier des bĂ©nĂ©fices et les transformer en emplois et en dĂ©veloppement chez nous », a-t-il soulignĂ©.

Il a conclu son intervention en rĂ©itĂ©rant son engagement : « C’est bon pour vous, c’est bon pour l’économie, c’est bon pour les jeunes et c’est bon pour le pays. Alors allons-y, sans hĂ©siter. »

La voix du patronat : industrialisation et diversification des financements

 

Pour sa part, Chakib Alj, prĂ©sident de la CGEM, a mis en avant le rĂŽle stratĂ©gique de la diversification des sources de financement comme levier essentiel pour accĂ©lĂ©rer l’industrialisation du Maroc et consolider sa souverainetĂ© Ă©conomique.

« L’industrie n’est pas seulement un secteur productif, elle est un secteur structurant », a-t-il dĂ©clarĂ©. Selon lui, chaque investissement industriel gĂ©nĂšre des retombĂ©es positives sur l’ensemble de l’économie, notamment dans les secteurs du transport, de la logistique, de l’ingĂ©nierie, de la banque ou de l’assurance. Il a rappelĂ© qu’un emploi industriel entraĂźne la crĂ©ation de deux emplois supplĂ©mentaires dans les services, illustrant l’effet multiplicateur de l’industrie.

Prenant l’exemple du phosphate, il a montrĂ© comment la valeur ajoutĂ©e est multipliĂ©e par cinq entre la roche brute et le produit exportĂ©. « C’est cela, le sens profond de l’industrialisation : capter davantage de richesses locales, renforcer notre souverainetĂ© et bĂątir un avenir durable », a-t-il insistĂ©.
 

Des avancées stratégiques grùce à la vision royale

Chakib Alj est Ă©galement revenu sur les grandes rĂ©alisations du Royaume au cours des 25 derniĂšres annĂ©es. Il a citĂ© le dĂ©veloppement spectaculaire de secteurs tels que l’automobile, l’aĂ©ronautique et les Ă©nergies renouvelables.

Il a affirmĂ© qu’en 2025, le Maroc est devenu le premier producteur automobile en Afrique, devant l’Afrique du Sud et mĂȘme l’Italie, et a rappelĂ© que le taux d’intĂ©gration dans la filiĂšre atteindra 80 % d’ici 2030.

Dans le domaine Ă©nergĂ©tique, plus de 41 % de la capacitĂ© installĂ©e provient dĂ©jĂ  des Ă©nergies renouvelables, un atout majeur qui attire de nouveaux Ă©cosystĂšmes industriels, notamment autour des batteries, de la mobilitĂ© Ă©lectrique et de l’hydrogĂšne vert.
 

Lever les obstacles pour accélérer la cadence

MalgrĂ© ces avancĂ©es, le prĂ©sident de la CGEM a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de lever un certain nombre de freins qui ralentissent encore le dĂ©veloppement industriel. Parmi eux : la formation, l’innovation, le code du travail et la lourdeur administrative en matiĂšre de certification.

Il a insistĂ© sur l’importance d’une diversification accrue des sources de financement et sur la place centrale que doit occuper la Bourse dans ce processus. « La Bourse n’est pas seulement un outil de financement, c’est un levier de transformation, de gouvernance et de compĂ©titivitĂ© », a-t-il dĂ©clarĂ©.
 

Un potentiel boursier encore sous-exploité

Le prĂ©sident de la CGEM a rappelĂ© que la capitalisation boursiĂšre au Maroc ne reprĂ©sente actuellement que 60 Ă  65 % du PIB, contre 120 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Moins de 80 entreprises sont cotĂ©es Ă  la Bourse de Casablanca, dont seulement 30 industrielles, alors que plus de 200 candidats potentiels ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© identifiĂ©s.

Les chiffres confirment toutefois l’intĂ©rĂȘt croissant pour ce marchĂ© : en 2025, plus de 4,1 milliards de dirhams ont Ă©tĂ© levĂ©s, avec des Ă©missions obligataires largement sursouscrites, traduisant une forte demande des investisseurs.

Vers une transformation culturelle et stratégique

Enfin, Chakib Alj a mis en avant la dimension culturelle de l’introduction en Bourse. Selon lui, il s’agit d’un changement profond qui permet aux entreprises de passer d’une logique patrimoniale Ă  une logique de croissance partagĂ©e. Elle favorise Ă©galement une meilleure gouvernance, plus de transparence et une reconnaissance accrue du marchĂ©.

« Pour les entrepreneurs, c’est un moment particulier, une reconnaissance du travail accompli, et un moyen de valoriser et d’assurer la pĂ©rennitĂ© de leur entreprise », a-t-il conclu.


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