La deuxième session du conseil d’administration de l’ABHT, tenue sous la présidence du secrétaire général du ministère délégué chargé de l’Eau, Abdellah El-Mahboul, a été marquée par l’approbation du procès-verbal de la première session au titre de l’année 2014, du plan d’action pour l’exercice 2015 et du budget prévisionnel pour la même année. Le directeur de l’ABHT, Abdelmajid Naimi, a fait remarquer qu’un montant de 75 MDH a été mobilisé pour la réalisation des différents projets programmés dans ledit plan d’action, outre d’autres projets auxquels a été alloué un budget de 80 MDH par le ministère délégué chargé de l’Eau.

Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre du programme d’action pluriannuel 2013-2016, porte également sur les projets déjà engagés par l’Agence, en coordination avec ses partenaires dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’eau, a-t-il dit. Et d’ajouter que ledit plan s’articule autour de nombreux axes, dont le renforcement des actions de reconnaissance des eaux souterraines par sondages et puits, l'organisation de campagnes de suivi et d’évaluation quantitative et qualitative des eaux souterraines et de surface, ainsi que le renforcement et la modernisation des réseaux de mesures hydrologique, piézométrique et d’annonce de crues. D’autres actions sont prévues aussi par le plan. Il s’agit, entre autres, de la poursuite des études en cours pour l’élaboration du «Contrat de nappe» du Haouz-Mejjate avec le concours de l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ). Il est aussi question de l’étude de plans de gestion intégrée des ressources en eau au niveau des bassins de Rhérhaya et de Chichaoua avec l’appui de la Banque allemande pour le développement (KfW), ainsi que du renforcement du système de prévision et d'annonce de crues avec la participation technique du Système japonais de coopération internationale (JICS).

Outre l’approbation du bilan et du plan d’action, plusieurs accords de partenariat ont été adoptés. Ils portent notamment sur la protection des populations du Centre Sidi Bouothmane (province de Rhamna) et du quartier Haut Casbah contre les crues de Oued Tabarhant (Imintanout, province de Chichaoua). Les autres accords portent sur la réalisation du projet d’assainissement et de traitement des eaux usées au Centre d’Oukaïmeden (province d’Al-Haouz) et au douar Nouacer relevant de la commune rurale Sidi Bouzid (province de Chichaoua), ainsi que sur la réalisation de campagnes de sensibilisation à la rationalisation de l’usage de l’eau, à la sécheresse et à la préservation des eaux souterraines auprès des usagers et des écoliers. Cette réunion a été l’occasion pour les différents intervenants de mettre l’accent sur la nécessité de la bonne gouvernance et de la mise à niveau de l’arsenal législatif et institutionnel pour relever les défis ayant trait à la mobilisation des ressources en eau et aussi de faire face à une demande de plus en plus croissante sur cette denrée inestimable.

Une ressource en constante raréfaction

L'eau est une pièce maîtresse dans le développement socio-économique de la région Marrakech-Tensift-Al Haouz, dans la mesure où toutes les activités s'articulent autour de cette ressource naturelle, dont l'alimentation en eau potable, l'irrigation, les unités industrielles et les infrastructures touristiques. Les ressources hydriques de la région sont relativement importantes compte tenu notamment de la proximité avec l'Atlas, il est toutefois à déplorer que malgré cet atout, ces ressources connaissent une raréfaction de plus en plus accrue en raison d'une gestion peu rationnelle et d'une surexploitation du potentiel hydraulique.