Musique, Melhoun, mais surtout de la poésie. La soirée artistique organisée, le weekend dernier, à Errachidia, à l'initiative de l'Association des Arts sans frontières, se voulait, en fait, une célébration de la Journée internationale de la poésie, mais aussi une première édition de la rencontre littéraire. Le cadre étant agréable, la maison traditionnelle des arts de Lbquiâ, située dans le ksar Al Hibous, est un endroit joliment aménagé par l'artiste plasticien Said Njima, qui est également président des Arts sans frontières.

«Nous avons depuis deux années déjà entamé l'aménagement de cette maison ancienne construite en pisé, et nous l'avons transformée en lieu d'arts. Nous accueillons différentes activités artistiques et nous voulons en faire une maisons citoyenne bien viable dans son environnement », a-t-il dit.

Au programme de cette édition baptisée « Ali Abbas », homme de lettres et intellectuel de la région d'Errachidia, décédé récemment, les organisateurs ont prévu de rendre hommage à deux poètes connus et reconnus dans la région, en l'occurrence Mohamed Chaker, poète en arabe classique et Mustapha Abdessamie Alaoui, poète populaire du Melhoun. Le public présent a pu suivre, par le biais de projections, le parcours de ces deux poètes, leurs débuts, leurs productions poétiques, avant d'apprécier quelques lectures de leurs derniers recueils.

Les programmes ont été ponctués de pauses musicales animées par des jeunes troupes locales, actives au sein de la maison des arts. Ce fut d'abord les jeunes Caméléons avec leurs rythmes gnaoui et fusions, puis Soukayna Rachdaoui, avec sa voix sublime, chantant le beau et ancien poème du Melhoun « Mère ». et enfin, une clôture en beauté avec ce qui distingue la région du Tafilalet, à savoir l'art beldi.