Il y a les dĂ©rapages ponctuels, et puis il y a ceux qui, Ă force de se rĂ©pĂ©ter, finissent par composer une fĂącheuse routine. Devinez dans quelle catĂ©gorie ranger ce qui sâest passĂ© au Stade El Massira de Safi, dimanche 19 avril, avant la demi-finale retour de la Coupe de la CAF entre lâOlympique de Safi et lâUSM Alger ?
Ă quelques minutes du coup dâenvoi, la soirĂ©e bascule dans le grand nâimporte quoi : des supporters algĂ©riens incontrĂŽlables, certainement en service commandĂ©, envahissent la pelouse, multiplient les provocations et les jets de projectiles et de siĂšges. RĂ©sultat : des blessĂ©s, un immense saccage et un coup dâenvoi retardĂ© dâ1h20, le temps de faire semblant de rĂ©tablir lâordre. Mais ce qui frappe, câest lâimpression dâun scĂ©nario savamment ficelĂ©. Pas juste un dĂ©bordement spontanĂ©, non : une vraie petite stratĂ©gie de dĂ©stabilisation. Et pour couronner le tout, les visiteurs ont mis un temps inhabituel Ă revenir sur le terrain une fois le calme revenu. Comme par hasard.
Ce nâest pas un cas isolĂ©. LâUSM Alger a dĂ©jĂ une rĂ©putation qui dĂ©passe largement le cadre du sport. En 2024, le club avait refusĂ© de jouer contre la RS Berkane⊠parce que le maillot marocain arborait la carte complĂšte du Royaume! Forfait, polĂ©mique continentale. Deux ans plus tard, mĂȘmes ingrĂ©dients, mĂȘme recette : un club marocain en face, et le foot relĂ©guĂ© au rang de simple figurant. Et comme souvent, ce sont les images de casse qui circulent plus vite que celles des actions sur le terrain. Ce hooliganisme trĂšs suspect, provoquĂ© par de pseudo-supporters, rappelle dâailleurs la finale de la CAN 2025 Ă Rabat, quand des supporters sĂ©nĂ©galais avaient eux aussi envahi la pelouse aprĂšs un penalty accordĂ© au Maroc. Jets de projectiles, blessĂ©s, dĂ©gĂąts matĂ©riels : la totale. Et quelques jours plus tĂŽt, aprĂšs lâĂ©limination de lâAlgĂ©rie par le Nigeria, mĂȘme sĂ©quence . DĂ©cidĂ©ment, certains ne savent gagner quâen versant dans la provocation et la violenceâŠ
