Sous le Haut Patronage de Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI, Marrakech sâapprĂȘte Ă accueillir, du 3 au 7 novembre 2025, lâun des rendez-vous les plus prestigieux de la mĂ©decine: le 19Ăšme CongrĂšs mondial de mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation (ISPRM25). Encore une fois, le Maroc constitue lâĂ©picentre dâun dĂ©bat planĂ©taire sur lâavenir de la discipline, de ses innovations et de ses enjeux.
Ce congrĂšs, organisĂ© par la SociĂ©tĂ© marocaine de mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation fonctionnelle (SOMAREF) en partenariat avec la SociĂ©tĂ© internationale de mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation (ISPRM) et sous lâĂ©gide du ministĂšre de la SantĂ© et de la Protection sociale, rĂ©unira prĂšs de 1.500 participants venus de plus de 80 pays. Chercheurs, cliniciens, dĂ©cideurs publics et acteurs industriels convergeront vers le Palais des CongrĂšs de Marrakech pour cinq jours de dĂ©bats, de dĂ©couvertes et de partage scientifique.
Le choix du thĂšme de cette Ă©dition â âDes solutions mondiales en rĂ©adaptation: (Re)visiter lâAfrique avant 2030â â ne doit rien au hasard. Il incarne une conviction: lâAfrique nâest plus en marge du progrĂšs mĂ©dical mondial, elle en devient lâun des catalyseurs essentiels.
A lâheure oĂč les Nations unies appellent Ă renforcer lâaccĂšs universel aux soins de rĂ©adaptation dans le cadre des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD), ce congrĂšs place le continent africain au centre dâune rĂ©flexion stratĂ©gique. LâidĂ©e est claire : revisiter lâAfrique avant 2030, câest repenser le monde de la rĂ©adaptation en intĂ©grant les spĂ©cificitĂ©s, les ressources et les dĂ©fis du Sud global.
Dans un contexte oĂč les pathologies chroniques, les accidents de la route, les handicaps moteurs et les sĂ©quelles post-traumatiques explosent dans les pays Ă revenus intermĂ©diaires, le besoin dâune approche inclusive, durable et adaptĂ©e devient urgent.
Le programme scientifique, dâune densitĂ© exceptionnelle, couvrira tous les champs de la rĂ©adaptation :
âą Le sport et lâactivitĂ© physique comme leviers thĂ©rapeutiques et vecteurs dâautonomie ;
âą Lâintelligence artificielle et la santĂ© numĂ©rique, dĂ©sormais incontournables dans la personnalisation des soins ;
⹠Les politiques publiques et systÚmes intégrés de réadaptation, enjeu majeur pour bùtir des structures résilientes ;
âą La rĂ©adaptation de lâenfant, du sujet ĂągĂ© et du patient polyhandicapĂ©, cĆur humaniste de la discipline ;
âą Les innovations accessibles et durables dans les pays Ă ressources limitĂ©es, oĂč la crĂ©ativitĂ© mĂ©dicale pallie souvent la raretĂ© des moyens.
Des sessions spĂ©ciales orchestrĂ©es par lâOrganisation mondiale de la santĂ© (OMS) et les Nations unies viendront complĂ©ter ce panorama, en mettant en avant les prioritĂ©s globales en matiĂšre dâaccessibilitĂ©, dâĂ©quitĂ© et de droits des personnes en situation de handicap.
Avec plus de 200 sessions scientifiques, des confĂ©rences plĂ©niĂšres animĂ©es par des experts de renommĂ©e internationale, des workshops interactifs et des prĂ©-congrĂšs dĂ©diĂ©s Ă la formation et au transfert de compĂ©tences, lâISPRM25 sâannonce comme un sommet scientifique dâune rare intensitĂ©.
Mais au-delĂ des chiffres, câest la symbolique du lieu qui retient lâattention. En accueillant cet Ă©vĂ©nement mondial, le Maroc confirme son statut de pĂŽle mĂ©dical Ă©mergent et de hub africain de lâinnovation en santĂ©.
Le choix de Marrakech, citĂ© de rencontres et de brassages, porte en lui un message dâouverture et de modernitĂ©. La ville rouge devient, pour une semaine, le laboratoire dâun monde plus inclusif â un monde oĂč la rĂ©adaptation nâest plus perçue comme un luxe rĂ©servĂ© Ă quelques-uns, mais comme un droit fondamental et universel.
La réadaptation, au-delà de sa dimension technique, est avant tout une médecine de la dignité. Elle vise à rendre aux individus leur autonomie, leur mouvement, leur place dans la société.
Aujourdâhui, plus de 2,4 milliards de personnes dans le monde ont besoin de rĂ©adaptation selon lâOMS, mais seulement la moitiĂ© y a accĂšs. Ce dĂ©sĂ©quilibre est particuliĂšrement criant dans les pays Ă revenus faibles ou intermĂ©diaires.
Câest pourquoi le congrĂšs de Marrakech revĂȘt une portĂ©e morale autant que scientifique: il sâagit de redĂ©finir les prioritĂ©s globales de santĂ© publique, en plaçant la personne en situation de handicap au centre des politiques.
Au terme de ce congrĂšs, une idĂ©e sâimposera sans doute: la rĂ©adaptation nâest pas une discipline de seconde importance, câest un pilier de la santĂ© mondiale.
Et si le monde vient Ă Marrakech pour en dĂ©battre, câest parce que le Maroc, Ă travers sa vision, sa stabilitĂ© et son ouverture, offre au dĂ©bat mondial un cadre de rĂ©flexion et dâaction Ă la mesure des dĂ©fis du XXIe siĂšcle.
Du 3 au 7 novembre 2025, le Palais des CongrĂšs Palmeraie ne sera pas seulement un lieu de savoir, mais un espace dâengagement collectif pour bĂątir un monde oĂč chaque individu, quelle que soit sa condition, a droit Ă la rĂ©habilitation, Ă la mobilitĂ© et Ă la dignitĂ©.
Mehdi Ouassat
Ce congrĂšs, organisĂ© par la SociĂ©tĂ© marocaine de mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation fonctionnelle (SOMAREF) en partenariat avec la SociĂ©tĂ© internationale de mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation (ISPRM) et sous lâĂ©gide du ministĂšre de la SantĂ© et de la Protection sociale, rĂ©unira prĂšs de 1.500 participants venus de plus de 80 pays. Chercheurs, cliniciens, dĂ©cideurs publics et acteurs industriels convergeront vers le Palais des CongrĂšs de Marrakech pour cinq jours de dĂ©bats, de dĂ©couvertes et de partage scientifique.
Le choix du thĂšme de cette Ă©dition â âDes solutions mondiales en rĂ©adaptation: (Re)visiter lâAfrique avant 2030â â ne doit rien au hasard. Il incarne une conviction: lâAfrique nâest plus en marge du progrĂšs mĂ©dical mondial, elle en devient lâun des catalyseurs essentiels.
A lâheure oĂč les Nations unies appellent Ă renforcer lâaccĂšs universel aux soins de rĂ©adaptation dans le cadre des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD), ce congrĂšs place le continent africain au centre dâune rĂ©flexion stratĂ©gique. LâidĂ©e est claire : revisiter lâAfrique avant 2030, câest repenser le monde de la rĂ©adaptation en intĂ©grant les spĂ©cificitĂ©s, les ressources et les dĂ©fis du Sud global.
Dans un contexte oĂč les pathologies chroniques, les accidents de la route, les handicaps moteurs et les sĂ©quelles post-traumatiques explosent dans les pays Ă revenus intermĂ©diaires, le besoin dâune approche inclusive, durable et adaptĂ©e devient urgent.
Le programme scientifique, dâune densitĂ© exceptionnelle, couvrira tous les champs de la rĂ©adaptation :
âą Le sport et lâactivitĂ© physique comme leviers thĂ©rapeutiques et vecteurs dâautonomie ;
âą Lâintelligence artificielle et la santĂ© numĂ©rique, dĂ©sormais incontournables dans la personnalisation des soins ;
⹠Les politiques publiques et systÚmes intégrés de réadaptation, enjeu majeur pour bùtir des structures résilientes ;
âą La rĂ©adaptation de lâenfant, du sujet ĂągĂ© et du patient polyhandicapĂ©, cĆur humaniste de la discipline ;
âą Les innovations accessibles et durables dans les pays Ă ressources limitĂ©es, oĂč la crĂ©ativitĂ© mĂ©dicale pallie souvent la raretĂ© des moyens.
Des sessions spĂ©ciales orchestrĂ©es par lâOrganisation mondiale de la santĂ© (OMS) et les Nations unies viendront complĂ©ter ce panorama, en mettant en avant les prioritĂ©s globales en matiĂšre dâaccessibilitĂ©, dâĂ©quitĂ© et de droits des personnes en situation de handicap.
Avec plus de 200 sessions scientifiques, des confĂ©rences plĂ©niĂšres animĂ©es par des experts de renommĂ©e internationale, des workshops interactifs et des prĂ©-congrĂšs dĂ©diĂ©s Ă la formation et au transfert de compĂ©tences, lâISPRM25 sâannonce comme un sommet scientifique dâune rare intensitĂ©.
Mais au-delĂ des chiffres, câest la symbolique du lieu qui retient lâattention. En accueillant cet Ă©vĂ©nement mondial, le Maroc confirme son statut de pĂŽle mĂ©dical Ă©mergent et de hub africain de lâinnovation en santĂ©.
Le choix de Marrakech, citĂ© de rencontres et de brassages, porte en lui un message dâouverture et de modernitĂ©. La ville rouge devient, pour une semaine, le laboratoire dâun monde plus inclusif â un monde oĂč la rĂ©adaptation nâest plus perçue comme un luxe rĂ©servĂ© Ă quelques-uns, mais comme un droit fondamental et universel.
La réadaptation, au-delà de sa dimension technique, est avant tout une médecine de la dignité. Elle vise à rendre aux individus leur autonomie, leur mouvement, leur place dans la société.
Aujourdâhui, plus de 2,4 milliards de personnes dans le monde ont besoin de rĂ©adaptation selon lâOMS, mais seulement la moitiĂ© y a accĂšs. Ce dĂ©sĂ©quilibre est particuliĂšrement criant dans les pays Ă revenus faibles ou intermĂ©diaires.
Câest pourquoi le congrĂšs de Marrakech revĂȘt une portĂ©e morale autant que scientifique: il sâagit de redĂ©finir les prioritĂ©s globales de santĂ© publique, en plaçant la personne en situation de handicap au centre des politiques.
Au terme de ce congrĂšs, une idĂ©e sâimposera sans doute: la rĂ©adaptation nâest pas une discipline de seconde importance, câest un pilier de la santĂ© mondiale.
Et si le monde vient Ă Marrakech pour en dĂ©battre, câest parce que le Maroc, Ă travers sa vision, sa stabilitĂ© et son ouverture, offre au dĂ©bat mondial un cadre de rĂ©flexion et dâaction Ă la mesure des dĂ©fis du XXIe siĂšcle.
Du 3 au 7 novembre 2025, le Palais des CongrĂšs Palmeraie ne sera pas seulement un lieu de savoir, mais un espace dâengagement collectif pour bĂątir un monde oĂč chaque individu, quelle que soit sa condition, a droit Ă la rĂ©habilitation, Ă la mobilitĂ© et Ă la dignitĂ©.
Mehdi Ouassat
La médecine physique et de réadaptation, pilier essentiel de la santé moderne
La mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation (MPR) est une spĂ©cialitĂ© qui fait appel Ă de nombreux professionnels pour offrir une prise en charge multidisciplinaire et optimale du handicap. Le mĂ©decin spĂ©cialiste en MPR est donc, en quelque sorte, le chef dâorchestre de la prise en charge du patient, en termes de rĂ©adaptation.
Il Ă©tablit un diagnostic, conçoit et supervise les programmes de rééducation et de rĂ©adaptation et fait appel, selon les besoins, Ă de nombreux intervenants tels que les kinĂ©sithĂ©rapeutes, ergothĂ©rapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, orthoprothĂ©sistes, domoticiens, ou moniteurs de sport. Mal connue, la MPR joue pourtant un rĂŽle de premier plan en cas de handicap, puisquâelle s'occupe de toutes les affections qui compromettent la mobilitĂ© et prend en charge une gamme trĂšs variĂ©e de maladies : hernie discale, lombalgies, canal lombaire Ă©troit, scoliose, polyarthrite rhumatoĂŻde, lupus, dĂ©ficits provoquĂ©s par un accident ou faisant suite Ă une chirurgie...
Il sâagit, en effet, dâune discipline indispensable pour lâamĂ©lioration de la qualitĂ© de vie des patients souffrant de sĂ©quelles fonctionnelles aprĂšs un accident ou suite Ă une maladie. Elle contribue Ă©galement Ă la diminution et Ă la rĂ©duction des consĂ©quences physiques, psychologiques, sociales et Ă©conomiques des dĂ©ficiences et des incapacitĂ©s propres Ă chaque patient.
Au Maroc, cette discipline a été officiellement reconnue en 1994, deux ans aprÚs la création de la SOMAREF. Actuellement, une centaine de spécialistes exercent sur le territoire national contre environ 500 en Algérie et 3.000 en France, ce qui est loin de couvrir les besoins.
Les centres de mĂ©decine physique, de rééducation et de rĂ©adaptation sont Ă©galement trĂšs peu nombreux dans le Royaume puisque cette discipline souffre dâun manque de reconnaissance et reste souvent assimilĂ©e Ă la pratique de la kinĂ©sithĂ©rapie.
La mĂ©decine physique et de rĂ©adaptation (MPR) est une spĂ©cialitĂ© qui fait appel Ă de nombreux professionnels pour offrir une prise en charge multidisciplinaire et optimale du handicap. Le mĂ©decin spĂ©cialiste en MPR est donc, en quelque sorte, le chef dâorchestre de la prise en charge du patient, en termes de rĂ©adaptation.
Il Ă©tablit un diagnostic, conçoit et supervise les programmes de rééducation et de rĂ©adaptation et fait appel, selon les besoins, Ă de nombreux intervenants tels que les kinĂ©sithĂ©rapeutes, ergothĂ©rapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, orthoprothĂ©sistes, domoticiens, ou moniteurs de sport. Mal connue, la MPR joue pourtant un rĂŽle de premier plan en cas de handicap, puisquâelle s'occupe de toutes les affections qui compromettent la mobilitĂ© et prend en charge une gamme trĂšs variĂ©e de maladies : hernie discale, lombalgies, canal lombaire Ă©troit, scoliose, polyarthrite rhumatoĂŻde, lupus, dĂ©ficits provoquĂ©s par un accident ou faisant suite Ă une chirurgie...
Il sâagit, en effet, dâune discipline indispensable pour lâamĂ©lioration de la qualitĂ© de vie des patients souffrant de sĂ©quelles fonctionnelles aprĂšs un accident ou suite Ă une maladie. Elle contribue Ă©galement Ă la diminution et Ă la rĂ©duction des consĂ©quences physiques, psychologiques, sociales et Ă©conomiques des dĂ©ficiences et des incapacitĂ©s propres Ă chaque patient.
Au Maroc, cette discipline a été officiellement reconnue en 1994, deux ans aprÚs la création de la SOMAREF. Actuellement, une centaine de spécialistes exercent sur le territoire national contre environ 500 en Algérie et 3.000 en France, ce qui est loin de couvrir les besoins.
Les centres de mĂ©decine physique, de rééducation et de rĂ©adaptation sont Ă©galement trĂšs peu nombreux dans le Royaume puisque cette discipline souffre dâun manque de reconnaissance et reste souvent assimilĂ©e Ă la pratique de la kinĂ©sithĂ©rapie.
