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À propos de la Lañyoune

Capitale de la région Laùyoune-Sakia El Hamra, Laùyoune est une ville marocaine dynamique située entre désert et océan....

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Actualités 06 Nov 2025 7 min de lecture

​Lañyoune : Vitrine du Sahara marocain

​Lañyoune : Vitrine du Sahara marocain
Dunes de sables, dromadaires, cĂ©rĂ©monies du thĂ©, hommes bleus et canicule
 Au-delĂ  des clichĂ©s vĂ©hiculĂ©s çà et lĂ  sur les colonnes des journaux et dans les documentaires tĂ©lĂ©visĂ©s, que savons-nous rĂ©ellement du Sahara ? Rien ou presque
PlongĂ©e dans un univers si proche et si lointain Ă  la fois.
​Lañyoune : Vitrine du Sahara marocain

 
 

 
 
Difficile de rĂ©sister aux clichĂ©s et autres prĂ©jugĂ©s lorsque l’on s’apprĂȘte Ă  fouler pour la premiĂšre fois le sol du Sahara marocain. Le 50Ăšme anniversaire de la Marche verte est une occasion de revenir sur l’évolution de cette lointaine contrĂ©e.
 
 
Pays de sable et de rocaille, terre des dromadaires et des hommes bleus, royaume de l’immensitĂ© vierge immaculĂ©e
Telles des cartes postales, les images allĂ©goriques qui dĂ©filent sur la route des provinces mĂ©ridionales du Maroc ne font qu’accentuer cette fĂącheuse tendance au simplisme et Ă  l’exotisme qui s’empare de tout touriste non averti. Mais au fur et Ă  mesure que l’on s’enfonce dans cette profondeur dĂ©sertique et historique du Maroc, les fantasmes s’évaporent pour cĂ©der le pas Ă  une vision plus rĂ©aliste des choses. Parmi ces invitations Ă  la luciditĂ©, LĂąayoune est une citĂ© qui semble surgir de nulle part
Tel un mirage !
 
Le cordon ombilical du Sahara     
 
SituĂ©e Ă  500 kilomĂštres au Sud d’Agadir et Ă  mille kilomĂštres au Sud de Rabat, LĂąayoune dispose aujourd’hui d’une infrastructure digne des plus grandes villes marocaines. Cette ville, qualifiĂ©e de capitale Ă©conomique des rĂ©gions du Sud et qui vit au rythme de la rĂ©alisation de plusieurs projets socio-Ă©conomiques de nature Ă  en faire un vĂ©ritable pĂŽle Ă©conomique et urbain, est une dĂ©monstration de la force et de la bonne gouvernance du Parti de l’Istiqlal qui prĂ©side la rĂ©gion.
 
Sur le tarmac de l’aĂ©roport Hassan Ier, les avions de la Royal Air Maroc (RAM) se succĂšdent Ă  un rythme de deux vols par jour. Mais c’est Ă  la voie terrestre et surtout Ă  la mythique Route Nationale 1 (RN 1) que cette ville chef-lieu de la rĂ©gion doit rĂ©ellement son ancrage au reste du pays. VĂ©ritable cordon ombilical du Sahara marocain, la RN 1 est une Ă©troite mais longue bande d’asphalte rĂ©ellement stratĂ©gique qui s’étire sur plusieurs centaines de kilomĂštres. Cette route - que les chauffeurs routiers ont baptisĂ©e « Trans-Saharienne » - tĂ©moigne Ă  elle seule des efforts considĂ©rables et des sacrifices importants consentis par le Royaume, durant plus de trois dĂ©cennies, afin de hisser les provinces du Sud Ă  leur niveau actuel de dĂ©veloppement. D’Agadir au Nord, en passant par Guelmim, Tan-Tan, Akhfennir (prĂšs de Tarfaya), LaĂąyoune jusqu’à Boujdour, Dakhla et Lagouira Ă  la pointe Sud, la RN 1 traverse en effet le Sahara de bout en bout, avant de se perdre dans les confins de la Mauritanie voisine. Chaque jour, elle est sillonnĂ©e par des milliers de vĂ©hicules, principalement des camions transportant des marchandises trĂšs diverses de part et d’autre du pays.
 
À LaĂąyoune, cette route qui traverse un paysage sans cesse changeant bĂ©nĂ©ficie dĂ©sormais d’investissements d’envergure visant Ă  l’élargir et Ă  construire 16 ouvrages d’art, dont un pont Ă  LaĂąyoune d’une longueur d’environ 1.600 m avec un coĂ»t estimĂ© Ă  1,1 milliard de dirhams (MMDH). À cela s’ajoute la rĂ©alisation de la voie express Tiznit–LaĂąyoune,vĂ©ritable route transcontinentale qui reliera l’Europe Ă  l’Afrique subsaharienne Ă  travers le Maroc.Un chantier titanesque qui comporte la voie express Tiznit-Dakhla dont le taux d'avancement global est de 98 %, le tronçon reliant Guelmim Ă  Dakhla Ă©tant achevĂ© Ă  100 %. Les travaux en cours concernent principalement le tronçon Tiznit-Guelmim, dont la livraison est prĂ©vue d'ici fin 2025, en raison de difficultĂ©s du terrain. En revanche, des travaux spĂ©cifiques sont en cours, comme le viaduc sur l'Oued Sakia El Hamra prĂšs de LaĂąyoune, dont le taux d'avancement est de 30 %.
 
 
 
Ancienne ville garnison de l’armĂ©e d’occupation espagnole, l’actuel chef-lieu du Sahara marocain a en effet beaucoup Ă©voluĂ©. CernĂ©e par le dĂ©sert et frĂ©quemment balayĂ©e par les vents de sable, cette agglomĂ©ration de plus de deux cent dix mille habitants n’est certes pas encore une mĂ©tropole. Elle n’en demeure pas moins une ville prometteuse Ă  l’allure de plus en plus urbaine qui n’a, en tout Ă©tat de cause, plus rien Ă  voir avec l’oasis sablonneuse et dĂ©peuplĂ©e reconquise par l’armĂ©e marocaine au lendemain de la Marche Verte, en novembre 1975. Autour de la mythique place El MĂ©chouar dessinĂ©e et Ă©rigĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1980 par le dĂ©funt architecte français Michel Pinseau, les projets immobiliers fleurissent Ă  vue d’Ɠil. A fin 2019, LaĂąyoune a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e ville sans bidonvilles, grĂące aux multiples lotissements qui ont vu le jour dans la ville, tĂ©moignant de l’effervescence immobiliĂšre qu’a connue la rĂ©gion LaĂąyoune-Sakia El Hamra durant ces derniĂšres annĂ©es. Une dynamique d’investissement qui se poursuit et qui se dĂ©veloppe davantage. LaĂąyoune s’est imposĂ©e comme l’un des pĂŽles d’investissement les plus dynamiques du Sahara, soutenue par une politique publique ambitieuse et des partenariats multisectoriels.
 
 
L’investissement va bon train !
 
PortĂ©e par la mise en Ɠuvre du modĂšle de dĂ©veloppement des provinces du Sud lancĂ© en 2015, la rĂ©gion connaĂźt aujourd’hui une transformation accĂ©lĂ©rĂ©e de ses infrastructures, de son tissu Ă©conomique et de son paysage urbain. Les investissements rĂ©cents traduisent une volontĂ© claire de diversifier les leviers de croissance au-delĂ  des seuls chantiers routiers et portuaires. En 2025, plus de 41 projets reprĂ©sentant un investissement global de 8 milliards de dirhams ont Ă©tĂ© approuvĂ©s dans la rĂ©gion, selon le Centre RĂ©gional d’Investissement (CRI) de LaĂąyoune-Sakia El Hamra. Ces projets concernent principalement les secteurs de l’habitat, de l’artisanat, de la logistique et des infrastructures sportives et hydrauliques, confirmant l’orientation vers un dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ© et durable.
 
Dans le domaine urbain, prĂšs de 1,44 milliard de dirhams ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s en 2025 pour renforcer l’offre en logement et amĂ©liorer le cadre de vie des habitants. Ces investissements s’accompagnent d’un vaste programme de rĂ©amĂ©nagement des espaces publics et de construction d’infrastructures sportives pour un montant global de 130 millions de dirhams, dont plusieurs complexes destinĂ©s Ă  la jeunesse et aux associations locales.
 
Sur le plan Ă©conomique, une nouvelle zone d’activitĂ© artisanale s’étendant sur 56 hectares a Ă©tĂ© lancĂ©e, avec un budget de 152 millions de dirhams et la crĂ©ation attendue d’une centaine d’emplois directs. Ce projet illustre la volontĂ© de valoriser les savoir-faire locaux tout en attirant des petites et moyennes entreprises orientĂ©es vers la transformation et l’artisanat exportable. Les infrastructures de base demeurent, elles aussi, au cƓur des prioritĂ©s. En novembre 2025, le ministĂšre de l’Équipement et de l’Eau a supervisĂ© l’avancement de plusieurs chantiers structurants, notamment la construction d’un canal de dĂ©rivation de plus de 3,4 km et la mise en place de nouveaux dispositifs de protection contre les inondations, pour un investissement dĂ©passant 2,5 milliards de dirhams. Ces projets visent Ă  renforcer la rĂ©silience urbaine de LaĂąyoune face aux alĂ©as climatiques et Ă  garantir la sĂ©curitĂ© des zones industrielles et rĂ©sidentielles en expansion.
 
ParallĂšlement, l’Initiative Nationale pour le DĂ©veloppement Humain (INDH) a financĂ© 167 micro-projets en 2024 pour un montant total de 36,5 millions de dirhams, ciblant l’inclusion sociale, la jeunesse et l’amĂ©lioration des services de proximitĂ©. LaĂąyoune est ainsi passĂ©e d’un centre administratif Ă  un vĂ©ritable laboratoire de dĂ©veloppement intĂ©grĂ©, alliant attractivitĂ© Ă©conomique, Ă©quitĂ© territoriale et durabilitĂ©. Ces efforts traduisent une vision de faire de la capitale du Sahara marocain non seulement une vitrine du dĂ©veloppement national, mais aussi un pont entre le Maroc atlantique et l’Afrique subsaharienne.

Cet article est repris sous forme d’extrait. La version complĂšte est publiĂ©e par le mĂ©dia d’origine.

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