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Actualités 19 May 2025 3 min de lecture

A Casablanca, ils sont légion les taxis qui roulent au mépris de la loi et du bon sens

A Casablanca, ils sont légion les taxis qui roulent au mépris de la loi et du bon sens
A Casablanca, ils sont légion les taxis qui roulent au mépris de la loi et du bon sens
C’est Ă  croire qu’ils roulent dans une ville sans aucune rĂšglementation. A Casablanca, les chauffeurs de petits taxis reconnaissables Ă  leur couleur rouge n’en font qu’à leur tĂȘte. Se croyant tout permis, ils sont nombreux Ă  rouler la plupart du temps pour leur compte et de moins en moins pour les usagers qu’ils choisissent Ă  leur guise.

Les habitants de la grande métropole, selon le dernier recensement du Haut-Commissariat au plan (HCP), semblent ainsi livrés aux caprices et aux humeurs de certains chauffeurs qui leur font voir (littéralement) rouge.

Ces derniers sont persuadĂ©s de pouvoir tout se permettre, au grand dam des usagers qui continuent de payer le prix d’une insolence qui n’a d’égal que le silence assourdissant des autoritĂ©s locales et institutions chargĂ©es de les rappeler Ă  l’ordre.

Des taxis qui n’en font qu’à leur tĂȘte

A moins de 7 mois de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (prĂ©vue du 21 dĂ©cembre 2025 au 18 janvier 2026), qui devrait drainer un afflux important de visiteurs du continent et d’ailleurs, donc d’usagers potentiels, la question des transports urbains demeure prĂ©occupante dans la capitale Ă©conomique.

MalgrĂ© la mise en service de nouvelles lignes de tram desservant plusieurs quartiers de la ville et la prĂ©sence accrue des grands taxis, les plaintes contre les petits taxis dont le nombre avoisine les 9000 continuent d’augmenter parmi les usagers.

En plus des embouteillages qui encombrent la circulation aux heures de pointe et des difficultĂ©s Ă  se trouver une place dans un bus ou un grand taxi, les Casablancais doivent encore supporter les sautes d’humeur et les exigences parfois extravagantes de certains chauffeurs qui se croient tout permis.

Des chauffeurs qui semblent suivre leur propre code

En effet, ils sont de plus en plus nombreux à refuser certaines courses et directions, à limiter le nombre de passagers à 2 voire à 1, à ignorer les taximÚtres pour imposer des tarifs souvent élevés, à rallonger le trajet en espérant gagner quelques centimes...

Tout au long de la journĂ©e, surtout Ă  l’approche et pendant les heures de pointe, les taxis rouges prennent un malin plaisir Ă  narguer les usagers contraints de les supplier de les prendre ou de leur ajouter 5 voire 10 DH de plus du montant du compteur espĂ©rant ainsi ĂȘtre conduits jusqu’à leur destination.

Autre pratique certes connue des Casablancais mais souvent agaçante Ă  certaines heures de la journĂ©e,  c’est de voir ces taxis stationnant durant de longues heures aux abords des gares (ferroviaires et routiĂšres), hĂŽtels, restaurants et autres lieux attendant des clients auxquels ils imposent des tarifs souvent exorbitants ; pendant que des dizaines d’usagers triment Ă  trouver un taxi Ă  quelques mĂštres de lĂ .

Comble de l’ironie, de plus en plus de chauffeurs se plaignent de la concurrence qu’ils jugent « dĂ©loyale Â» des applications de commande de vĂ©hicules avec chauffeur (CVC) comme Yango et Driver. Ils ne se rendent mĂȘme pas compte que ce sont eux qui poussent les usagers vers ces deniers par leur comportement.

Alain Bouithy

Cet article est repris sous forme d’extrait. La version complĂšte est publiĂ©e par le mĂ©dia d’origine.

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