Tanger est parmi les treize villes programmĂ©es d’ĂŞtre dĂ©clarĂ©es sans bidonvilles au cours de cette annĂ©e. A cet effet, une course contre la montre est enclenchĂ©e par tous les acteurs locaux concernĂ©s en vue d’atteindre cet objectif fin 2013. Surtout que Tanger devait initialement ĂŞtre dĂ©clarĂ©e en 2006 ville sans bidonvilles. «En tant que ministère, nous sommes engagĂ©s avec tous nos partenaires, notamment les autoritĂ©s locales, Al Omrane et l’Agence urbaine de Tanger, Ă Ă©radiquer ce genre d’habitat insalubre fin 2013. Nous poursuivons tous ensemble nos efforts pour le relogement et la restructuration de la situation de moins de 500 mĂ©nages vivant encore dans les bidonvilles. Ce nombre est insignifiant par rapport Ă la population totale de Tanger», affirme Fouad Hayek, inspecteur rĂ©gional de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville de la rĂ©gion Tanger-TĂ©touan.
ConsidĂ©rĂ©e parmi les villes les plus touchĂ©es dans le passĂ© par ce flĂ©au, Tanger a connu depuis des annĂ©es l’Ă©radication d’une vingtaine de bidonvilles, dont les plus cĂ©lèbres sont ceux de Boukhachkhach et Haoumat Nsara. «Il faut signaler que les deux premiers recensements, effectuĂ©s en 1989 et 1992, ont montrĂ© que le nombre de bidonvilles a diminuĂ© Ă Tanger. Il y a eu aussi entre 1992 et 2003 la conclusion entre l’Etat et ses partenaires d’un certain nombre de conventions pour la lutte contre l’habitat insalubre», explique M. Hayek.
Ce responsable tient Ă rappeler que Tanger a connu, Ă cet effet, l’organisation de son troisième recensement en 2004 et la signature en dĂ©cembre de la mĂŞme annĂ©e de son contrat «ville sans bidonvilles». «Ce recensement a permis de faire Ă©tat Ă l’Ă©poque de quelque 3.074 mĂ©nages concernĂ©s par ce contrat», dit M. Hayek, faisant remarquer que jusqu’Ă maintenant «nous avons pu traiter la situation de près de 3.500 mĂ©nages. Ce qui montre qu’il y a eu, après le lancement et la mise en Ĺ“uvre de ce programme, une augmentation du nombre de bidonvilles».
Il est Ă souligner que la plupart des mĂ©nages bidonvillois Ă Tanger vivent actuellement dans les deux quartiers clandestins de Ksas Ă Mesnana et ZaĂŻdiyine Ă Mghougha, créés, tous les deux, après le recensement officiel de 2004. «Ces deux quartiers ont empĂŞchĂ© de dĂ©clarer, en 2010, Tanger ville sans bidonvilles. Le problème du bidonville ZaĂŻdiyine est en train de se rĂ©soudre grâce Ă l’attribution des lots Ă des mĂ©nages, bien qu’ils continuent de vivre toujours sur le site. Nous convenons avec nos partenaires, dans le cadre de la nouvelle vision de la ville, de la nĂ©cessitĂ© de la mobilisation du foncier pour pouvoir, fin 2013, mettre un terme dĂ©finitif au flĂ©au de l’habitat insalubre Ă Tanger», conclut M. Hayek.
Actualités 14 Jan 2013 3 min de lecture
Tanger ville sans bidonvilles à la fin 2013 : Les 500 dernières baraques...
La perle du nord a réussi grâce à l’engagement de tous les acteurs locaux concernés à éradiquer une vingtaine de bidonvilles.

