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À propos de la Khouribga

Khouribga (arabe : ŰźŰ±ÙŠŰšÙƒŰ©) est une ville du Maroc situĂ©e Ă  120 km au sud-est de Casablanca.

Actualités à Khouribga

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Actualités 18 Apr 2012 2 min de lecture

Vote du compte administratif de la municipalité

Le conseil municipal de la ville de Khouribga compte 43 membres. Seuls 19 ont votĂ© pour le compte administratif, dont 11 l’ont rejetĂ©, 10 du PJD en l’absence d’une parlementaire et deux abstentions. IndĂ©pendamment de ce vote, le premier et le dernier perdant, c’est la ville de Khouribga et ses habitants.
Vote du compte administratif de la municipalité

La capitale du phosphate est le plus grand producteur dans le monde. Ironie du sort, une ville qui ne dispose pas d’autobus, oĂč les voitures hippomobiles continuent d’envahir les quartiers (environ 3000 vĂ©hicules).

C’est la ville des projets en suspens par excellence. CitĂ© dont presque tous les responsables se targuent d’ĂȘtre les fils du bled, ne font rien pour elle, hormis la dilapidation des deniers publics.

Ville oĂč ses enfants ne trouvent pas de places publiques pour jouer. Ses habitants considĂšrent que le souk hebdomadaire du dimanche est le seul espace pour passer le week-end.

La seule piscine municipale a Ă©tĂ© fermĂ©e en pleine Ă©tĂ©, dans la canicule, sans vergogne et sans qu’on rende compte Ă  quiconque. Ville dont tous les boulevards sont envahis par les « Ferrachas » et les marchands ambulants qui occupent l’espace public, se considĂšrent tous comme les descendants du Tunisien Mohamed El Bouazizi.

Dans l’agenda des responsables, Ă  diffĂ©rents niveaux, ne figure aucun projet de dĂ©veloppement, rien d’autre que la collecte de l’argent, la fuite des capitaux et l’évasion fiscale.

Ville qui n’a eu des richesses du phosphate que les maladies, les protestations, les sit-in et les jugements sĂ©vĂšres.

Cité des sept pyramides, des sept «Amriaat» et des pateras de la mort.

Ville dont les hommes s’entassent dans les cafĂ©s qui poussent comme des champignons ; ses femmes se promĂšnent en pleine chaussĂ©e, sans but prĂ©cis ni destination et ses enfants remplissent les salles de jeu et de billard, faute de lieux de distraction.

Le seul jardin de Khouribga construit par le conseil municipal, depuis des dĂ©cennies, a Ă©tĂ© transformĂ© en immeubles en copropriĂ©tĂ©. Les responsables se sont accaparĂ©s des bĂ©nĂ©fices et ont laissĂ© ses occupants dans l’obscuritĂ© et la soif.

CitĂ© oĂč la nĂ©crose a endommagĂ© les dents de ses enfants, la silicose les poumons de ses ouvriers alors que ses prĂ©sidents municipaux et leurs « bourgeoises » se vantent de tarir ses caisses. Ville sans l’Italie, se serait transformĂ©e en ville fantĂŽme et ses habitants l’auraient quittĂ©e vers l’inconnu.

Aprùs le vote du compte administratif du conseil municipal de la capitale du phosphate, qui n’a de capitale que le nom, à quoi devrait-on s’attendre ?

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