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À propos de la Agadir

Agadir (mot qui signifie « grenier collectif fortifiĂ© » en tachelhit, en arabe ŰŁÚ­Ű§ŰŻÙŠŰ±) est une ville du sud-ouest...

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Actualités 28 Feb 2013 4 min de lecture

Izorane n’Agadir commĂ©more le 53Ăšme anniversaire du tremblement de terre

Izorane n’Agadir commĂ©more le 53Ăšme anniversaire du tremblement de terre

Nous sommes lundi 29 fĂ©vrier 1960 Ă  Agadir. La ville tremble pendant 15 secondes infernales. La terre a grognĂ©, une secousse tellurique de magnitude 5,7 Ă  l’échelle de Richter et Agadir n’est plus. ‚« Le 29 fĂ©vrier 1960 Ă  23h 40, le paradis est devenu l’enfer », tĂ©moigne Mme Kerglonou sur le site http://www.agadir1960.com.

« Un sourd grondement (comme un bombardement gĂ©ant) accompagnĂ© de violentes oscillations rĂ©veille brutalement les habitants; la peur au ventre, j’attrapai mon bĂ©bĂ© (ĂągĂ© de 1 mois) de son berceau pour nous diriger vers l’escalier, c’était la panique!», ajoute-t-elle.

«Les gens criaient, se poussaient, enjambaient tant bien que mal, dans l’obscuritĂ© accentuĂ©e par la poussiĂšre des immeubles qui s’effondraient, des gravats, des blocs de plĂątre qui encombraient l’escalier. Enfin, nous rĂ©ussissions Ă  atteindre un terrain vague, en bordure de route, Ă  proximitĂ© de notre immeuble », se souvient-elle.

Cris, hurlements des blessĂ©s, odeur de gaz, de soufre, des gens courant dans tous les sens, terrifiĂ©s, paniquĂ©s ne sachant oĂč aller, en tenue de nuit et mĂȘme complĂštement dĂ©nudĂ©s... Il faisait si chaud quelques heures auparavant...‚‚« La gendarmerie marocaine, des hommes se prĂ©cipitaient pour essayer de sauver leur famille et sous nos yeux dilatĂ©s par l’horreur, les immeubles s’effondraient doucement, les uns aprĂšs les autres, comme des chĂąteaux de cartes, ensevelissant ceux qui voulaient y entrer, la terre tremblait toujours et nous avions du mal Ă  garder notre Ă©quilibre... », racontent d’autres rescapĂ©s.

Au total, 15.000 personnes ont péri, et 25.000 autres blessées et une ville totalement rasée.

Comme Ă  son habitude, le forum Izorane commĂ©more le 53Ăšme anniversaire de la destruction d’Agadir en fĂ©vrier 1960 dans l’hommage et le respect de tous les martyrs-sans distinction de confessions mais aussi dans l’espoir de contribuer Ă  positiver les acquis de la citĂ©, apprend-t-on dans un communiquĂ©

Ainsi, pour lier le passĂ© au prĂ©sent, le thĂšme choisi pour les cĂ©lĂ©brations de cette annĂ©e est : “Quelle gestion du foncier d’Agadir de 1960 Ă  1973?».

Un choix dictĂ© par l’originalitĂ© de la renaissance d’une ville dans un contexte dramatique et des contraintes complexes par un seul opĂ©rateur, qui Ă©tait le HCRA...et que les dĂ©cideurs de la ville doivent Ă©tudier minutieusement pour en tirer les enseignements nĂ©cessaires pour une mise en Ɠuvre d’une gestion rationnelle et optimale du foncier actuel, qui demeure “le nerf de la guerre” de tout dĂ©veloppement.

D’autre part, IZORANE a tenu Ă  ce que ce rendez-vous annuel soit un moment public et solennel pour la valorisation des compĂ©tences locales, c’est Ă  dire rendre un hommage de reconnaissance Ă  des hommes et des femmes (du passĂ© ou d’aujourd’hui) qui se sont dĂ©vouĂ©s, gĂ©nĂ©ralement sans tapage mĂ©diatique, dans leurs mĂ©tiers ou dans leurs passions au profit des Gadiris et du rayonnement de leur paisible citĂ©. Izorane espĂšre faire de ces personnes un exemple d’une culture pĂ©renne parmi les diverses gĂ©nĂ©rations de notre Forum.

Telles sont les grandes lignes de cette commĂ©moration qu’Izorane n’Agadir s’apprĂȘte Ă  cĂ©lĂ©brer le 28 fĂ©vrier, le 1er et 2 mars 2013 avec tous les amoureux de cette ville, oĂč qu’ils soient et d’oĂč qu’ils viennent.

C’est une invitation renouvelĂ©e Ă  partager les actions du forum et les prĂ©occupations des Gadiris.

A rappeler que le forum a Ă©tĂ© créé lors de la cĂ©lĂ©bration du quarantenaire de la reconstruction de la ville de la renaissance en fĂ©vrier 2000. Des anciens d’Agadir, de confessions, de communautĂ©s et de gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes, se sont retrouvĂ©s pendant 5 jours pour Ă©changer de maniĂšre informelle. Tous se sont mis d’accord: il Ă©tait impĂ©rieux de crĂ©er un cadre de rencontre et de transmission des informations entre eux dans le but de lutter contre la disparition des «mĂ©moires» qui allait immanquablement avoir lieu quand les uns et les autres ne seraient plus de ce monde


Plus tard des associations se sont créées, surtout parmi les Gadiris de l’étranger, en France, au Canada et ailleurs. Des archives et des documents de la «mĂ©moire collective» ont commencĂ© Ă  circuler, surtout sur la Toile. Des rapprochements individuels entre les membres de la grande famille des Gadiris ont Ă©tĂ© accomplis, contribuant ainsi au lancement d’une dynamique d’appropriation des lambeaux de l’histoire de cette ville martyre.

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