Quatre jours riches en activités artistiques, culturelles et sportives qui ont investi la ville de Merzouga et ses magnifiques dunes. Des expositions, des tournois de pétanque et de football, puis un marathon qui a réuni jeunes et adultes. Sans oublier les conférences thématiques et les nombreux concerts drainant des styles de musique divers venant de France, d'Espagne, d'Irlande, d'Écosse, d'Angleterre, de Jamaïque… et, bien sûr, du répertoire marocain.

D’aucuns ne pourront oublier les moments vécus avec Mouloud El Meskaoui et ses rythmes ayant emporté le large public de Merzouga. Sa production ne passe jamais inaperçue et laisse derrière elle de beaux souvenirs. Ce musicien, chanteur et compositeur interprète merveilleusement les chansons du Beldi, notamment celles du défunt Baoût qui reste une figure emblématique de la région du Tafilalet. Mais avec le temps, son répertoire s’est élargi et compte, actuellement, du jazz, du blues et de la musique africaine. On ne peut pas, non plus, passer sous silence le groupe du Mâalem Zaïd et les Pigeons du sable originaires du Ksar de Khamlia. Ce groupe de musiciens gnawas a été fondé dans le but de préserver et sauvegarder le patrimoine gnaoui, porteur de mœurs et de traditions africaines. Le groupe Hobi, qui a enchanté l’assistance, représente le symbole des tribus arabes nomades marocaines. Ce groupe se veut gardien d’un beau patrimoine qui reste malheureusement méconnu de beaucoup de gens. À Merzouga, ce trésor fut découvert et apprécié par les plus fins mélomanes.

Un autre groupe qui a émerveillé par sa belle prestation sur la scène de Merzouga est celui de Génération Taragalt. Cette formation, fondée la même année que le festival qui porte son nom, est constituée de musiciens originaires de M’hamid El Ghizlane s’évertuant de reprendre un répertoire des plus originaux en langue hassanie et en tamasheq. «Nous cherchons tous les chants traditionnels du Sahara, comme ceux des femmes qui s’accompagnent les percussions (Guedra). Nous travaillons sur les influences qui ont marqué l’évolution de la musique saharienne qu’on appelle le blues du désert. Notre fusion à M’Hamid avec le groupe malien Tinariwen nous a encouragés à faire rayonner ce style et le promouvoir là où nous nous produisons», souligne le chanteur du groupe. Celui-ci a présenté en compagnie de ses collègues un beau répertoire qui dénote de la richesse du patrimoine sahraoui chantant la paix et la tolérance. Plusieurs autres formations ont marqué par leur passage cette quatrième édition qui a fait le bonheur de la population de cette région sahraouie.