L'Association des populations des montagnes du monde a organisé, à Fès, un colloque international sur l'avenir des montagnes face aux changements climatiques.

«Quel avenir pour les montagnes en Afrique du Nord face aux changements climatiques» est le thème d’un colloque international tenu le weekend dernier à Fès à l’initiative de l’Association des populations des montagnes du monde (APMM). Cette rencontre a été consacrée à l’élaboration d‘un cahier revendicatif pour le soutien matériel et financier des zones montagneuses menacées, et qui sera soumis et défendu à la conférence mondiale sur l’environnement, COP 22, qui se tiendra en novembre 2016 à Marrakech. «Ce dossier revendicatif met en évidence les graves problèmes de l’impact du réchauffement climatique sur l’environnement des zones montagneuses et sur la situation sociale, économique et sanitaire des populations des montagnes d’Afrique du Nord et du monde», a expliqué El Hassane Hjjij, président de l’APMM section-Maroc, lors de ce colloque international qui a enregistré la participation des représentants des sections de l’APMM d’Afrique du Nord, notamment d’Algérie, de Tunisie, de Libye et du Maroc, ainsi que du Pérou et de France.

Le conseiller du ministère chargé de l’Environnement, Abdelmagid Hamdaoui, a assuré que le département s’impliquait résolument dans la protection de l’environnement contre toute forme de pollution dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie de la population et d’assurer le développement durable. De son côté, Jean Bourliaud, vice-président du Bureau international de l’APMM a assuré que l’association participera activement aux travaux de la COP 22 de Marrakech, soulignant le rôle d’avant-garde que la section APMM Maroc est appelée à jouer durant cette grand-messe mondiale pour défendre les intérêts de la population des montagnes de l’Afrique du Nord et, partant, du monde.

Pour sa part, l’Algérienne Kamira Naït Sid, vice-présidente de l’APMM section-Afrique du Nord, a insisté sur l’impérieuse nécessité d’accorder davantage d’intérêt aux populations vulnérables des montagnes de la région du Maghreb qui doivent être soutenues matériellement et financièrement pour faire face aux répercussions néfastes du changement climatique. «Le réchauffement climatique provoque le dégel des glaces, l’érosion du sol, l’amenuisement des ressources hydriques, le retard des précipitations, la destruction de la faune et la flore et l’appauvrissement des montagnards», a-t-elle précisé.

Gérard Logié, membre du Comité technique de l’APMM s’est, quant à lui, exprimé sur le «Diagnostic territorial, état des lieux de la montagne marocaine», alors que Jean Bourliaud a fait un exposé sur «L’APMM et le changement climatique : La route de Marrakech». Selon les participants, le processus de négociation pour la réduction du réchauffement climatique a été ouvert en 2011 à Durban et poursuivi à Paris, à l’occasion de la COP 21, pour se solder par un accord historique satisfaisant qui vise à réduire les émissions de dioxyde de carbone. Ce processus se poursuivra à la COP 22 à Marrakech en 2016, qualifiée de conférence des actions.