A la grande surprise des Safiots, leur faculté polydisciplinaire a été exclue des mesures programmées à court terme par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres dans l’objectif d’améliorer l’enseignement supérieur, de le diversifier et d’en élargir l’offre pédagogique, tout en révisant son cadre juridique et en améliorant le système de la recherche scientifique et technologique.

Une décision qualifiée d’injuste par l’ensemble des intervenants qui réclament sa révision à la lumière des acquis de la FPS de Safi qui abrite des filières juridiques, économiques, sociales, littéraires et scientifiques ouvertes à des milliers d’étudiants issus de la région des Doukkala-Abda et de la province d’Essaouira.

Le document référentiel des mesures programmées affirme s’être basé sur une démarche participative qui a abouti à l’adoption de plusieurs critères et indicateurs sur le plan technique, pédagogique, humain et financier.

Les projets qu’il a programmés intéresseront les FPS de Nador, Taza, Tétouan, et Khouribga ; lesquels bénéficieront d’un processus d’appui sur le plan institutionnel, logistique et humain, tandis que la FPS de Safi a été tout simplement exclue de cette liste.

Contactés par «Libé » plusieurs professeurs et syndicalistes de cette Faculté se sont déclarés surpris par cette décision qui privera leur établissement des retombées positives de ces mesures urgentes. Ils appellent les décideurs à revenir sur la décision et à restructurer la FPS sous forme de trois établissements spécialisés : une Faculté de sciences juridiques économiques et politiques, une autre de littératures, et une troisième pour les sciences et les technologies.