La région Souss-Massa regorge d'importants atouts lui permettant d'avoir une contribution au PIB national supérieure aux 7,7% qu'elle réalise actuellement, a indiqué, vendredi à Agadir, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Miriem Bensalah Chaqroun.

«La région mérite et peut faire, j'en suis convaincue, nettement plus», a souligné Mme Bensalah Chaqroun, qui s'exprimait lors d'une réunion avec les opérateurs économiques de la région, notant que Souss-Massa est la deuxième région du Maroc en termes de création de richesses et dispose d'une économie solide et diversifiée (tourisme, pêche, agriculture et industrie). Dans l'agroalimentaire, 44% des exportations de fruits et légumes du Maroc et 50% de la production halieutique du Royaume proviennent de cette région, qui est également la deuxième destination touristique du pays de par non seulement ses atouts sur le plan balnéaire, mais aussi son arrière-pays attrayant, a indiqué Mme Bensalah Chaqroun.

La présidente de la CGEM a toutefois fait état de problèmes qui entravent l'essor économique de la région tels la connectivité aérienne qui pénalise le potentiel touristique sous-employé de Souss-Massa ou la problématique des ressources humaines qualifiées et le manque de marketing territorial. «À l'heure où nous parlons de régionalisation avancée, il n'y a pas de marque Souss-Massa, ni de marque Agadir, Taroudant ou Tiznit», a-t-elle déploré. Elle a également évoqué la problématique de l'accès aux terrains industriels viabilisés, outre la crise aigüe des retards de paiement dont souffre le secteur du BTP. De son côté, Yassine Rahmouni, membre du groupe de la CGEM à la Chambre des conseillers, a souligné l'importance de la mutualisation des efforts et du regroupement autour de problématiques capables d'unir les entrepreneurs, s'arrêtant sur certaines difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises dans la région. La CGEM a mis en place une commission de dynamique régionale qui se décline en cinq axes, consistant à harmoniser le maillage régional, à promouvoir l'attractivité et le marketing territorial des régions, à encourager les relations institutionnelles et le partenariat public-privé et à assurer une production intellectuelle dans les régions et une coordination basée sur la bonne gouvernance. Ces axes de travail sont engagés dans les «Smart Plans régionaux», une feuille de route des actions à mener en vue d'insuffler une nouvelle dynamique au développement régional.