Le réalisateur grec Socrates Alafouzos a remporté, pour son film «Entre noir et blanc», le Grand Prix de la 13e édition du Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger (FCMMT),

«Entre noir et blanc» du réalisateur grec, Socrates Alafouzos a remporté le Grand Prix de la 13e édition du Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger (FCMMT), décerné, samedi soir, lors de la cérémonie de clôture de cet évènement, organisé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI.

Le film raconte dans 15 minutes l'histoire d'un voyage intérieur d'un homme pour retrouver son enfance oubliée. Sa mémoire le conduit à travers plusieurs scènes, et son subconscient le protège de la dure réalité, en présentant le passé dans des séquences oniriques richement colorées.

Pour sa part, le film italien «dans le silence» de Lorenzo Ferrante et Matteo Ricca a reçu le Prix spécial du jury, alors que le Prix de la réalisation est revenu au film français «Bal de famille» de Stella Di Tocco.

Le prix du meilleur scénario a récompensé le film français «Guy Moquet» du réalisateur français Demis Herrenger, alors que les acteurs croates Alexander Seksan et Emir Music ont remporté le Prix de la meilleure interprétation masculine ex-aequo pour leurs performances dans le film «Pique-nique» de Jure Pavlovic.

Le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à l'actrice française pauline Etienne pour son rôle dans le film «Bal de famille».

Les trois mentions spéciales du jury de cette édition sont revenues au film marocain «l'attente en 3 actes» d'Abdelilah Zirat, pour la construction singulière du récit qui dénote, selon l'évaluation du jury, d'un désir de recherche chez le réalisateur et de son potentiel de création, au cinéma espagnol pour la qualité des films présentés sur tous les plans, ainsi qu'à la réalisatrice marocaine Asmae El Moudir pour son film «Bout-A-Bout», qui livre un message important à travers le choix du cinéma rural.

S'exprimant à cette occasion, le président du jury, Kouider Bennani, a assuré que les membres du jury ont travaillé dans des conditions favorables, notant que la filmographie présentée est dans l'ensemble de «bonne facture».

Il a ainsi affirmé que les lois et les démarches démocratiques ont été parfaitement respectées par les membres du jury dans le choix des films primés.

Dans ce contexte, Kouider Bennani a recommandé de réduire le nombre de films de la compétition officielle, pour les prochaines éditions, afin d'éviter la projection en continu et de permettre au jury de mieux apprécier le contenu de chaque film, de limiter la représentativité de chaque pays participant à 3 films au maximum et d'offrir la possibilité de faire partager un Prix entre plusieurs postulants.

Le jury de cette 13e édition comprenait également les réalisatrices, Marie Vermillard (France) et Dima El Hor (Liban), la comédienne marocaine, Samia Akariou, le journaliste et critique de cinéma marocain, Ahmed Araib, le producteur marocain, Jaouad Challa, ainsi que la présentatrice d'émission de télévision et critique de cinéma, Passant Hassan Salamat (Egypte).

Les participants à cette édition ont bénéficié, dans le cadre des activités parallèles du festival, d'une rencontre avec la cinéaste Marie Vermillard, dont la filmographie alterne longs-métrages et formats plus courts, fictions à la narration classique et écritures cinématographiques hybrides, mêlant une approche documentaire, d'autofiction ou proche des vidéos d'artistes.

Le Festival a ainsi offert l'occasion de s'interroger à partir de quelques extraits des films de Marie Vermillard sur les raisons qui ont motivé son choix du format court : le sentiment d'urgence, la nécessité de s'adapter à des contraintes économiques ou le désir d'expérimenter en toute liberté de nouvelles formes et d'autres méthodes de tournage ?.

Cette édition, organisée par le Centre cinématographique marocain (CCM), a été marquée par la participation de 51 films venus de 19 pays méditerranéens, dont le Maroc, sélectionnés sur plus de 600 films candidats.

La cérémonie de clôture s'est déroulée en présence du wali de la région Tanger-Tétouan-Al-Hoceima, gouverneur de la préfecture Tanger-Asilah, Mohamed El Yaakoubi, du maire de Tanger, Mohamed Bachir Abdellaoui, ainsi que des réalisateurs, cinéastes et des acteurs venus de plusieurs pays méditerranéens.