Initié par la Société marocaine de médecine d'urgence et de catastrophe (SMMUC), ce rendez-vous annuel a coïncidé avec l'organisation simultanée du dixième Congrès franco-marocain des urgences et du cinquième Congrès maghrébin des urgences. Ayant rassemblé l'ensemble des acteurs de la médecine d'urgence, dont des médecins, des infirmiers, des ambulanciers, des kinésithérapeutes, des pompiers, des assistantes sociales et du personnel administratif, cette rencontre se veut désormais un rendez-vous incontournable pour les urgentistes pour mettre à jour leurs connaissances en matière de prise en charge des urgences médico-chirurgicales et traumatologiques ainsi que dans le domaine de la gestion des situations d'exception. Cette grand-messe scientifique a été ouverte officiellement vendredi par le ministre de la Santé, El Hossein El Ouardi, qui a mis en exergue les efforts inlassables consentis par les urgentistes au quotidien.

«Je suis fier des urgentistes marocains, de leurs exploits, leur implication, leur engagement, leur cohésion, leur sens élevé de responsabilité et de citoyenneté ainsi que de leur dynamisme dans les différents secteurs : public, privé, militaire et universitaire», a-t-il dit. Les demandes supplémentaires de prise en charge d'urgence en hôpital progressent de 3% annuellement avec des pointes de 7 à 15% durant les week-ends et les jours fériés. Les urgences restent donc la vitrine de l'hôpital, tout en étant contraintes de faire face à des enjeux de taille, notamment à l'impératif de satisfaire des demandes de plus en plus croissantes de soins urgents et en l'absence de moyens suffisants. Dans ce contexte, M. El Ouardi a tenu à donner un aperçu sur la stratégie et la vision de son département s'agissant de la gestion de ce secteur clé. Le ministère a opté pour le partenariat public-privé pour une gestion «audacieuse et transparente des ressources humaines», a-t-il expliqué.