En commémoration de la Journée internationale de la femme, la cité spirituelle a abrité une rencontre sur la parité homme-femme.

L’Association Fès-Saïss a organisé, samedi dernier, au Palais des congrès de la cité spirituelle, un Colloque sur le thème «La femme marocaine et l’accès aux sphères de décision», et ce, en commémoration de la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars. La ministre de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, à laquelle un hommage a été rendu à cette occasion pour son action en faveur de la femme, a déploré l’iniquité des rapports internationaux à l’égard du Maroc en matière d’indices de pauvreté et des droits de l’Homme et de la femme.

Elle a assuré que les taux de parité entre les deux sexes au Maroc était très encourageant, passant de 10 à 17% au niveau de la représentativité de la femme au Parlement, de 2,2 à 12% au niveau de la Chambre des conseillers, de 34 à 39% dans la fonction publique et de 16 à 29% au niveau de l’accès de la femme aux centres de décision. «La représentativité de la femme au niveau des collectivités locales a connu un bond considérable entre les échéances électorales de 2009 et celles de 2015», a-t-elle indiqué, soulignant que ce progrès a été réalisé grâce aux quotas et aux listes électorales réservées aux femmes. La ministre a, d’autre part, rappelé la dynamique enregistrée au niveau des projets de loi relatifs à l’égalité des droits entre les deux sexes, à la lutte contre la violence contre les femmes et à la protection de la famille et de l’enfance, des aides de maisons et des personnes à besoins spécifiques.

Les participants au colloque, dont des chercheurs universitaires, des juristes et des acteurs associatifs, ont reconnu que l’égalité totale entre l’homme et la femme dans les sociétés arabes et musulmanes est une équation «difficile», assurant, toutefois, que l’avenir et le progrès de toute société sont tributaires de l’émancipation et de l’autonomisation de la femme, qui constitue la moitié de la population. Ils ont souligné que l’égalité entre l’homme et la femme évolue au Maroc, mais que beaucoup de chemin reste à parcourir pour se conformer aux dispositions de la Constitution de 2011, notamment l’article 19 qui stipule l’égalité totale entre les hommes et les femmes. «Malgré les avancées réalisées durant ces dix dernières années, plusieurs obstacles continuent de se dresser devant la consolidation de la parité homme-femme dans la société, en général, et au travail en particulier», a-t-on souligné. Par ailleurs, les thèmes débattus durant ce colloque national ont porté sur les mécanismes juridiques pour la dynamisation du rôle de la femme au niveau des centres de décision, l’accès des femmes au Parlement et à la diplomatie parlementaire, le rôle de la société civile et son impact sur la prise de décision, la place de la femme marocaine dans le système judiciaire et la femme marocaine et le défi de l’autonomie financière.