Une rencontre qui met au centre des débats, le développement de la recherche scientifique dans le monde arabe.

Fès accueille les 20 et 21 mars, la 45e édition du Congrès de l’union des universités arabes. Organisée par l’université sidi Mohammed Ben Abdellah, sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, cette rencontre est placée cette année sous le thème «L’avenir des universités arabes à la lumière des changements dans le monde arabe».

Les travaux du congrès ont été lancés en présence du ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi, du secrétaire général de l’Association des universités arabes, Dr Sultane T. Abu-Orabi Aladwan, ainsi que de quelques représentants des autorités locales, à leur tête le wali de Fès-Boulemane, Mohamed Gharrabi. Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, a précisé que cette rencontre revêt une grande importance puisqu’elle constitue une occasion pour les universités arabes de coordonner leurs efforts pour élever le niveau de l’enseignement supérieur et surtout de la recherche scientifique. «Nous espérons que ce congrès donnera un nouvel élan pour la recherche scientifique dans le monde arabe.



En effet, les pays arabes regorgent de potentialités, que ce soit au niveau des ressources humaines ou encore des sources de financement. Il faut juste avoir la volonté de mettre ces atouts au service de la promotion de la recherche scientifique», a-t-il expliqué. Pour sa part, Sultane T. Abu-Orabi Aladwan, le secrétaire général de l’union arabe, a souligné lors de son intervention la nécessité pour les 450 universités que compte le monde arabe actuellement de rehausser la coopération entre elles afin d’élever le niveau des projets de la recherche académique et de favoriser l’échange des résultats. Dr Aladwan a évoqué également la situation actuelle de la recherche scientifique dans le monde arabe, qu’il a qualifiée de très faible. «Le niveau de la recherche scientifique dans le monde arabe demeure en deçà des attentes.

En effet, les pays arabes consacrent uniquement 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à la recherche scientifique, avec un financement émanant uniquement du secteur public. C’est une situation déplorable vu que la recherche scientifique devrait être un levier essentiel dans le développement et l’essor économique des pays», a-t-il précisé.

À noter que l’Association des universités arabes a été créée dans les années soixante à l’initiative de la Ligue arabe. Son siège est à Amman en Jordanie et elle compte actuellement en son sein, plus de 400 universités arabes comme membres.