Sous le signe «Culture pour tous», et dans le cadre de la continuité de sa formation professionnelle dédiée aux arts de la rue, le Théâtre Nomade organise la deuxième Rencontre artistique euro-méditerranéenne sous son chapiteau à Sidi Moumen. Du 23 avril au 2 mai 2014, le chapiteau du Théâtre Nomade accueillera donc la deuxième Rencontre artistique euro-méditerranéenne qui rassemblera l'équipe du Théâtre Nomade, des jeunes du quartier Sidi Moumen, la Compagnie française Rara Woulib, et des artistes marocains. Le projet «Les rencontres artistiques euro-méditerranéennes», soutenu et financé par la Fondation Anna Lindh, est un dispositif d'accompagnement à la création et de mentoring artistique qui vise à encourager le transfert de savoir-faire, le partage d'expérience, la coopération transnationale et le dialogue interculturel.Les participants à ces rencontres bénéficieront de quatre modules d'accompagnement à la création encadrés par un artiste-référent et deux artistes-intervenants du collectif Rara Woulib. Trois modules ont lieu à Casablanca, et un module à Marseille en France, aboutissant à une création finale qui rapproche les deux cultures européenne et maghrébine. Les différents modules porteront sur l'ingénierie du spectacle dans les espaces publics, la mise en scène, la mise en espace, la discipline du cirque aérien, ainsi que la musique.

L'action aura lieu dans le chapiteau du Théâtre Nomade installé dans la commune Sidi Moumen, et va impliquer aussi les jeunes du quartier, favorisant ainsi la rencontre, l'échange et le partage. La rencontre rentre dans la cadre de la professionnalisation continue de l'équipe et des apprentis du Théâtre Nomade dans le domaine des arts de la rue.Le Théâtre Nomade a déjà inauguré en mars, dans le quartier Sidi Moumen, «l'Atelier culturel itinérant». Ces ateliers sont encadrés par huit formateurs professionnels et l'association dispose de toutes les assurances nécessaires pour mener ses activités.

Les enfants passent progressivement d'un atelier à un autre avec pour objectif une parade finale. Ils apprennent à confectionner leurs masques, à les manipuler (atelier Jeu théâtral), puis ils s'exercent aux échasses et terminent leur parcours par la fabrication de costumes. Leur travail aboutit à une grande fête populaire qui aura lieu au cœur du quartier à la fin de l'année scolaire.Le Théâtre Nomade propose aux bénéficiaires des ateliers une thématique de travail qui devient le fil conducteur des ateliers culturels offerts à la population, et du spectacle final (la cigogne en 2009, le plastique en 2010, la bougie en 2011, le cheval en 2012). Le thème s'inspire des réalités sociales du lieu de résidence. Pour ce prochain atelier de Sidi Moumen, l'équipe organisatrice ambitionne de faire participer 250 jeunes au total.

Le projet «Ateliers culturels itinérants» est financé par la Fondation Drosos avec le soutien de l'INDH depuis 2008.

Des centaines de jeunes des différents quartiers populaires de Salé ont déjà bénéficié des ateliers. À Sidi Moumen, les ateliers culturels du Théâtre Nomade interviennent sur un site du Programme d'accompagnement social Mourafiq de la Fondation Alliances.

À propos du Théâtre NomadeL'association culturelle Théâtre Nomade a été créée en 2006 par Mohammed El Hassouni et Soufia El Boukhari.

L'association travaille en itinérance, au plus proche des populations vulnérables. Elle installe son «Atelier culturel itinérant»

(El Khayma) pour une «résidence» d'un an dans les communes et quartiers ne disposant pas d'infrastructure culturelle. L'objectif est d'aller à la rencontre des populations vulnérables et notamment des jeunes exclus en leur proposant des activités artistiques.

L'association agit ainsi comme un service public culturel itinérant à la disposition des communes qui le souhaitent.

Depuis sa création, l'association a travaillé dans différents quartiers de Salé entre 2006 et 2011 (Hay Inbiâat, Maza, Douar Mika), sur la commune de Bouknadel (2011-2012) et sur la commune rurale de Sidi Taibi (2012-2013), et prochainement à Sidi Moumen. L'association cible prioritairement les jeunes en situation d'exclusion, les femmes et les personnes handicapées.